mardi 28 avril 2009
Le soleil se couche-t-il au pays du matin calme ?
vendredi 24 avril 2009
Finies !!!
Pour se consoler, Maître Moun écoute en boucle la musique de Totoro en mangeant des mochi (sauvés in extremis du sac perdu-puis-retrouvé) et en buvant du thé vert fumé, et Geisha Line prend du thé au Gingseng au petit-déjeuner en se disant qu'il va falloir trier les 1100 photos prises afin de les montrer aux copains.
Ah, c'est quand les prochaines vacances ?!!
mercredi 22 avril 2009
Fukuoka, dernière étape
Côté nourriture, d'abord :
Un copieux petit-déjeuner servi au ryokan. « Je ne mangerai plus jusqu'à ce soir ! », s'est exclamé Maître Moun en sortant de la salle à manger...


Et puis, pour faire plaisir à Maître Moun, nous avons également traversé la ville pour nous rendre à Robosquare : nous avons pu y découvrir des robots de toute dernière technologie.

Nous avons aperçu la tour de Fukuoka, le Fukuoka Yahoo! Japan Dome où ont lieu de grands tournois de base-ball et nous sommes montés en haut de l'hôtel Sea Hawk... mais la vue n'était pas si terrible, car il pleuvait.
Sinon, tout le reste du temps ? Ben, on a fait du shopping ! De quoi remplir les valises. Des mochi, de beaux tissus... Inutile de vous dire pour qui sont les uns et pour qui sont les autres ! Je vous laisse deviner également qui a acheté cette minuscule voiture télécommandée qui devrait beaucoup plaire à notre ninja de chat !

Demain, l'avion décole à 10h30 et fait escale à Séoul. Adieu, le Japon ! Adieu, la Corée !
Kumamoto, la féodale
Le château de Kumamoto (Kumamoto-jo) domine la ville. C'est un immense bâtiment à étages, entouré par de larges remparts et de hautes tours de contrôle. Il a été bâti au début du XVIIe siècle par un architecte ingénieux.


Vue la composition du château, pas étonnant que le bâtiment originel n'ait pas survécu. Un incendie l'a détruit en partie, en 1877, lors de la révolte de Satsuma menée par les samouraï contre l'ère Meiji. Les édifices ont été reconstruits au XXe siècle, mais en suivant les techniques de l'époque, comme nous l'explique une intéressante vidéo.

En ce dimanche après-midi, il y a beaucoup de familles japonaises dans le château, ainsi que dans les magasins (qui sont ouverts le dimanche ici). On a l'impression que c'est l'été !

Nous reprenons le train en fin d'après-midi pour la gare de Hakata-Fukuoka. Nous revenons en effet à notre point de départ japonais pour terminer nos vacances. Nous retrouvons ainsi le ryokan où nous avions passé notre première nuit au Japon et la même chambre nous est attribuée.
Nous faisons un petit tour dans le sanctuaire Kushida, qui se trouve à deux pas du ryokan. C'est le soir, mais le sanctuaire shinto est encore ouvert et des jeunes couples ou des hommes d'affaires viennent secouer la cloche et faire une petite prière.
Changement d'ambiance à quelques mètres de là : nous pénétrons dans Canal City, vaste centre commercial construit près du canal artificiel. Le bâtiment est immense et les tentations des boutiques nombreuses.
Nous finissons par monter tout en haut au restaurant « Ramen Stadium » qui fait la spécialité de la ville : des ramens (soupes de nouilles chinoises). A-t-on mangé de la soupe d'os, célèbre à Fukuoka ? Difficile de savoir, d'autant plus que le plat a été commandé à une machine automatique à l'entrée du restaurant !

lundi 20 avril 2009
Ce n'est qu'un au-revoir
Il y aura encore un peu de lecture sur ce blog, puisqu'il me reste deux jours à écrire (je le ferai dans l'avion)...
En attendant, sayonara ! Et à bientôt à Paris !
Naka-dake, le fumant
Il fait un temps superbe à notre réveil : temps idéal pour consacrer la journée à la randonnée, comme nous l'avons prévu. Nous prenons le train jusqu'à la gare de Miyaji. Cela va nous permettre de faire une balade en boucle et d'aborder le volcan sur un autre angle qu'hier.
Nous montons le long de la route, dans un paysage très champêtre.
Nous arrivons au point de départ du téléphérique (un autre que celui que nous avons pris ailleurs). Mais cette fois-ci, nous choisissons le mode sportif et nous faisons la montée à pied sous le soleil brûlant !
Là haut, nous voyons les fumées sortir du cratère. C'est toujours aussi impressionnant. Les nombreux blockhaus anti-volcaniques et la voix dans les hauts-parleurs répétant en boucle qu'il est dangereux pour les personnes souffrant d'asthme et de problèmes cardiaques de s'approcher du volcan, contribuent à rendre l'atmosphère quelque peu inquiétante !
Nous continuons de monter en empruntant un sentier de randonnée qui permet de faire le tour du volcan. Le chemin est sur une crête et donne une belle vue sur le paysage volcanique. Mais le vent est changeant et parfois nous respirons des fumées désagréables qui nous font accélérer le pas.
Nous descendons ensuite dans les pierrets...
... puis sur le sable noirci...
... et nous nous retrouvons, comme hier, au point le plus proche du cratère. Le Naka-dake fume toujours autant dans son eau bouillonnante d'un vert émeraude.
Nous descendons tranquillement jusqu'au musée du volcan, puis prenons le bus pour revenir à Aso. De là, le propriétaire du minshuku où nous passons la nuit vient nous chercher en voiture. Celui-ci ne loue pas seulement des chambres, mais tient également un restaurant de grillades – spécialités de la région (en raison des vaches qui broutent dans les champs... elles sont plutôt rares généralement au Japon). Il nous faut essayer cette spécialité... on n'a pas mangé de viande depuis la Corée !
Un énorme plat de viande crue est apporté à notre table. A nous de la faire griller sur le barbecue inclus dans la table.
La viande est délicieuse, hyper tendre : la preuve, c'est qu'on peut la manger avec les baguettes, sans avoir besoin de couteau. Nous avons même un petit plat de sashimis de viande de boeuf : contre toute attente, mes maîtres ont apprécié de manger ainsi de la viande crue en la trempant dans la sauce soja !
En revanche, mes maîtres ont moins bien apprécié le passage à la caisse. 12 000 yen (6 000 yen par personne)... gloops, rien à voir avec les 900 yen dépensés pour le repas d'hier (pourtant arrosé de saké) ! Au Japon, consommer de la viande est un véritable luxe.
dimanche 19 avril 2009
Aso, le volcanique



Le volcan Naka-dake, un des plus hauts sommets (1500 mètres d'altitude) est aujourd'hui encore actif (la dernière grosse éruption a eu lieu en 1993).




Beppu, l'infernale

Rien de mieux pour commencer la journée qu'un petit-déjeuner traditionnel japonais, avec soupe miso, poisson grillé, riz, et préparé par notre hôte, toujours aussi prévenant.
Maître Moun a emporté son petit pot de natto (haricots fermentés et gluants) pour le manger dans le train... Pauvres passagers qui ont dû respirer la bonne odeur de bon matin !

Nous terminons par l'Enfer de la Piscine de sang dans lequel l'eau est rouge et par l'étonnant geyser de l'Enfer de la Trombe.
A côté des sources, l'eau chaude est utilisée pour entretenir de magnifiques jardins tropicaux et des serres de plantes exotiques. Nous voici sous les Tropiques !
Nous revenons ensuite dans le centre de Beppu pour aller au ryokan. La chambre n'est pas aussi belle que celles que nous avons eu précédemment à Fukuoka et Nagasaki, mais la particularité de cet hôtel – comme beaucoup à Beppu – est qu'il comprend plusieurs bains (onsen), dont trois que l'on peut louer en privé. Maître Moun et Geisha Line dînent dans un izakaya (sorte de pub à la japonaise) et finissent la soirée dans leur onsen. Idéal pour se détendre et se préparer à une bonne nuit de sommeil !
jeudi 16 avril 2009
Je brûle !
Nagasaki la chrétienne
Les paysages sont très différents de la Corée. Nous traversons des plaines bordées de montagnes très vertes. Nagasaki se trouve dans une cuvette bordée par les montagnes et, au sud, la mer.
Nous arrivons à Nagasaki vers midi. La ville a un petit air de vacances, même si on croise plus d'hommes d'affaires que de touristes. On sent qu'il y a ici une certaine douceur de vivre. Est-ce parce qu'il fait un grand soleil ? Ou bien est-ce à cause du vieux tramway qui donne à la ville un petit air désuet, mais charmant ?
Nous faisons halte dans un petit restaurant où nous nous régalons d'un petit bento de poissons crus.
Puis nous déposons les sacs au ryokan. Le Fujiwara Ryokan est tenu par un vieux monsieur qui nous accueille avec une prévenance exemplaire, à coups de « Moun-san » et en inclinant son buste pour nous saluer à plusieurs reprises. La chambre est grande et joliment décorée. Nous aimerions pouvoir en profiter... mais la ville nous attend !
Nous débutons la visite de Nagasaki par les sites commémorant l'événement tragique qui la rendue tristement célèbre et a fait oublier son histoire mouvementée : le 9 août 1945, une bombe atomique, surnommée « Fat boy » en raison de son importance (presque deux fois pluss de kilotonnes de TNT qu'à Hiroshima), fut lâchée à 11h02 sur l'usine d'armement de Mitsubishi. Mais la bombe manqua sa cible et tomba sur la cathédrale d'Urakami. Il s'agissait de la plus grande église d'Asie, construite en 1914 par les Chrétiens qui, à Nagasaki, avaient été persécutés pendant plus de trois siècles. En trois secondes, la cathédrale fut entièrement détruite. Celle que nous avons visitée, en haut d'une petite colline, a été reconstruite en 1959.
Nous sommes allés ensuite dans le parc de la paix, grand parc agréablement fleuri qui fait presque oublier qu'il y a eu en ce lieu-même 75 000 morts. Une grande statue (Heiwa-koen) symbolise la défense de la paix.
Plus au sud, dans le parc du point zéro une colonne de pierre noire marque le point exact de l'explosion.
Nous avons visité ensuite le musée de la bombe atomique. L'exposition réunit de nombreux objets retrouvés après l'explosion et donne de nombreuses explications sur le contexte historique de la guerre, les effets de la bombe, mais aussi alerte contre les dangers de la prolifération des armes nucléaires.
Nous avons terminé cette visite pesante par le mémorial rendant hommage aux victimes.
Mais l'histoire de Nagasaki est loin de se limiter à celle de la bombe atomique. Nous avons repris le tram pour descendre vers le sud, du côté de Dejima. Au XVIe siècle, des marins portugais arrivèrent accidentellement sur la côte japonaise. A partir de là, Nagasaki devint un lieu d'échanges (quasiment le seul) entre le Japon et l'Occident. Mais les autorités japonaises se mirent à craindre l'influence du Christianisme que les Européens apportaient avec eux. La religion chrétienne fut proscrite et tout contact avec l'étranger interdit. Les Hollandais, nombreux à Nagasaki, furent cantonnés sur la petite île artificielle de Dejima.
Nous avons vu l'entrée du musée et les petites maisons des Hollandais, sans y entrer, faute de temps.
Nous nous sommes ensuite baladés sur le port.
Puis nous nous sommes dirigés vers le quartier de Shian-bashi, traditionnellement quartier des plaisirs. Nous nous sommes un peu perdus dans les petites rues, notamment du côté de Chinatown (les Chinois étaient nombreux à Nagasaki). Nous cherchions un temple... mais nous avons trouvé en chemin des magasins et nous nous sommes laissés tenter, notamment dans un 100-yen shop !
Il était l'heure de dîner. Nous sommes entrés dans un restaurant plutôt chic où je me suis régalé d'une belle assiette de sashimis. Délicieux (surtout le coquillage qu'on voit en premier plan sur la photo !) !
Lave et labyrinthe
Nous reprenons nos gros sacs pour marcher les 2,5 km qui nous séparent de l'arrêt de bus. Mais nous avons un peu de temps devant nous. Un peu par hasard, nous nous arrêtons au Maze Park. C'est un grand labyrinthe, inventé par un Américain, fait d'arbustes et ayant la forme de l'île de Jeju. Une fois dans le labyrinthe, nous tournons à gauche, à droite, repassant sans cesse aux mêmes endroits... sans trouver la sortie ! Les premières minutes sont marrantes, mais au bout d'un moment qui s'éternise on rigole un peu moins – surtout quand on voit l'heure tourner et qu'on se dit qu'on a un avion à prendre en fin d'après-midi ! En plus de cela, Maître Moun a rencontré dans le labyrinthe ses deux pires cauchemars coréens : les lycéens, venus par bus entiers, et criant « Hi ! » et « Hello ! » à chaque croisement, et les mamies coréennes, marchant d'un pas décidé dans leurs affaires de randonnée !
Au final, on n'a jamais trouvé la sortie et on est finalement sorti de ce piège par là où on est rentré ! On n'était pas très fiers, mais il paraît que seulement 65 % des personnes trouvent la sortie.
Le temps passe ensuite rapidement : nous arrivons à l'aéroport, prenons l'avion qui décolle à 19h30 et une heure plus tard, nous voici à Fukuoka au Japon. Pas le temps d'être nostalgiques de la Corée : la transition est rapide et déjà nous sommes plongés dans un autre pays, avec une toute autre culture.
Les premiers pas au Japon révèlent combien ce pays est différent de son voisin coréen, malgré la proximité géographique. La comparaison se fait de prime abord au détriment de la Corée : en sortant de l'aéroport, nous sommes aussitôt frappés par la grande propreté des rues, du métro, qui contraste avec ce que nous avons pu voir ces quinze derniers jours. Ce qui nous surprend également, c'est le sentiment d'ordre qui apparaît immédiatement, à l'image des files d'attente parfaitement alignées devant les trains. Nous retrouvons tout de suite les ambiances de notre voyage de l'an passé, en observant les gens dans le métro : les salary-men en costume, beaucoup plus nombreux qu'en Corée ; les jeunes femmes, très coquettes et habillées avec recherche ; les petites musiques partout (aux stations, aux passages piétons...).
Arrivé au ryokan, Maître Moun se retrouve en terrain connu et apprécié et pousse de grands soupirs de plaisir. Le ryokan Kashia Honkan est une ancienne maison de thé et est décoré dans le parfait style traditionnel japonais. Nous avons une chambre immense, donnant sur un petit jardin japonais, un sol en tatamis, des futons, deux yukatas et du thé vert chaud qui nous attend. Cela nous change des bruits de robinetterie cassée et des chambres à la propreté douteuse des minbak coréens ! Mais en contre-partie, le prix est sans nulle comparaison.
Mais Maître Moun a des goûts de luxe. Il savoure son arrivée au Japon en dégustant un bon bento et en prenant un bain chaud dans le onsen du ryokan.