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jeudi 29 janvier 2009
Il suffit de passer le pont
dimanche 25 janvier 2009
Mon premier manwha

En lisant cet album, je me croyais un peu dans un Dickens asiatique. J'ai également beaucoup pensé au manga Gen d'Hiroshima dont je continue la lecture (j'en suis au 5e tome). Mais, contrairement au manga de Nakazawa, l'album est en couleur. Certes, des tons sombres, à dominante sépia, mais dont le style un peu aquarélisé atténue la gravité de la situation. Il y a également dans ce manwha un optimisme, voire une certaine naïveté, qu'on ne retrouve pas dans Gen d'Hiroshima. Beaucoup de belles valeurs - courage, travail, solidarité, respect des maitres d'école... - et en même temps un style sensible et émouvant qui fait passer cet aspect qui pourrait parfois paraître trop didactique.

Retour vers le passé




jeudi 22 janvier 2009
A la force du mollet sur le Tokaido

3e relais : Kanagawa
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dimanche 18 janvier 2009
K-do
Mais bon, heureusement, les amis sont sympas avec nous, les Moun, et, grâce à eux, c'est aussi : cadeaux !
Samedi dernier, nous avons reçu deux sympathiques cadeaux japonais !
Le premier est venu sonner à notre porte à 9 h 30 et s'est d'abord matérialisé sous les traits portugais de notre gardienne. Mais le cadeau, ce n'était pas notre chère Mme Dos Santos (elle s'appelle pas comme ça en vrai, mais bon, je change les noms pour préserver l'anonymat), mais c'était ce qu'elle avait dans les mains : une grande enveloppe brune avec pleins de timbres japonais dessus !
Comme à peine 1/4 de l'effectif de la maisonnée était réveillé à cette heure-là, c'est Geisha Line qui a eu la joie de décacheter toute seule l'enveloppe, et, à l'intérieur, de découvrir ceci :
Geisha Line était super touchée par cette gentille attention (car on suppose que ce n'est pas à Maître Moun que les Hello Kitty étaient destinés, einh !).
Noriko est particulièrement tombée juste en choisissant de nous envoyer un "Daruma". C'est en effet elle qui nous avait expliqué l'année dernière qui est cet étrange personnage. On le voyait partout et on ne comprenait pas pourquoi ce drôle de type n'avait pas de yeux.
Les Moun n'ont pas encore fait de voeu... mais ça ne saurait tarder !
Il s'agit en fait de chocolats absolument DE-LI-CIEUX ! Ils sont parfumés à des arômes improbables comme le wasabi, le sésame ou le thé vert. Ça fond sous la langue et c'est d'une grande beauté. Presque si beau qu'on ose à peine y goûter, c'est dire !
Bref, un grand merci, chers amis !
- Pâtisserie Aoki
A Paris : 3 lieux de vente - rue de Vaugirard, Port Royal, Lafayette Gourmet.
jeudi 15 janvier 2009
Le type accroupi
2e relais : Kawasaki
A part ça, chez les Moun, y'a quelqu'un qui, ce soir, a les chevilles qui enflent. Début de la célébrité, en effet : cliquez ici et vous trouverez (entre autre) un texte de notre plus fidèle lecteur. Certes, c'est moi qui ai écrit ce merveilleux article... mais je sais être humble, moi !
vendredi 9 janvier 2009
Pour les enfants



jeudi 8 janvier 2009
Dix mille koku
dimanche 4 janvier 2009
Kanji


jeudi 1 janvier 2009
Départ en voyage
Pas de bonnes résolutions, certes. Mais tout de même, on ne peut pas commencer l'année comme ça, comme si de rien n'était. Je veux croire qu'en 2009, il y aura du neuf - du beau neuf qui fera rêver et se sentir bien, du neuf inconnu plein de découvertes et de grands voyages, du neuf inédit avec de jolis mots et de belles images. Alors voilà, pour célébrer cette entrée en 2009, j'ai résolu de me laisser guider par un grand maître qui, plus que d'autres artistes, me fait rêver : Utagawa Hiroshige. J'ai envie, tout au long de 2009, de voyager à ses côtés de Tokyo à Kyoto et de m'évader dans ses couleurs.
Hiroshige (1797-1858) a effectué ce voyage entre Tokyo (qui s'appelait alors Edo) et Kyoto en 1832. Il était membre d'une délégation officielle convoyant des chevaux devant être présentés à la cour impériale. J'imagine que durant son voyage, il devait avoir dans sa poche un carnet de croquis. A l'époque, on ne pouvait pas prendre de photographies pour se souvenir de tout ce que l'on voyait. L'artiste a fait des petits croquis, comme un écrivain, lui, aurait pris des notes. Il voulait se souvenir de chacun des merveilleux paysages qu'il traversait. Il ne voulait rien oublier des fleuves et des montagnes qu'il franchissait, pour pouvoir, une fois de retour chez lui, immortaliser son voyage dans des estampes. C'est exactement ce qu'il fit. De retour à la maison, il peignit les "cinquante-trois stations du TôKaidô". Chaque station est un point étape, un refuge entre deux déplacements, pour se reposer et pouvoir reprendre la route le lendemain.
En vérité, Hiroshige fit 55 estampes; : aux 53 stations proprement dites, il a ajouté le point de départ, puis, tout au bout de la série, le point d'arrivée. Si je poste ici une estampe d'Hiroshige tous les jeudi, dans 55 semaines, au tout début 2010, Hiroshige nous aura menés jusqu'à Kyoto et, avec lui, nous aurons voyagé durant cette année. Je sens déjà l'excitation du départ. Un peu comme si on m'avait posé un sac à dos sur les épaules. Que vais-je donc découvrir ?
Aujourd'hui, en ce 1er janvier 2009, je suis sur le pont de Nihon-Bashi, à Edo. Il s'agit d'un point de convergence entre les cinq routes principales du pays. Ce fameux pont est la mesure étalon des distances au Japon, un peu comme Notre-Dame à Paris. C'est l'aube. Le soleil n'a pas encore grimpé dans le ciel. Tout le monde s'affaire. J'ai du mal à me faire une place parmi la foule de marchands. La route s'annonce longue. Mais je suis prêt.
Hiroshige, 53 stations du Tôkaidô - le pont de Nihon-Bashi
Mon voyage sur la route de Tôkaidô, je sais que ce n'est pas réellement à travers le Japon que je vais le faire. Le Kansai d'Hiroshige n'existe plus aujourd'hui. Plus encore, je pense que même à son époque il n'existait pas ainsi qu'il l'a représenté. L'imagination a recréé des paysages fantasmagoriques qui ressemblent un peu à la réalité, mais si peu au fond. Les voyages intérieurs sont tellement plus beaux, plus grands, plus forts. Pourquoi vouloir les confronter avec le réel ?
Le Japon d'Hiroshige n'existe plus. Aujourd'hui, la route de Tôkaidô est noyée sous le béton et les autoroutes. Plus de pavés, mais les rails du shinkansen et, partout, la ville, les immeubles, les fils électriques, les voitures, et la nature qui s'est enfuie. Le photographe Thierry Girard, en 1997, a refait plus d'un siècle et demi plus tard, le voyage d'Edo à Kyoto et a posé un "regard contemporain sur le Japon du quotidien et de l'ordinaire". Ses photos sont fascinantes. Et pourtant, Hiroshige paraît si loin.
Allons-y, partons sur la route de Tôkaidô... Êtes-vous prêt à me suivre ?
La route de Tôkaidô (source de la carte)
Petit hommage à Dvorah à qui j'ai insolemment volé cette brillante idée ! Allez voir son site : elle a commencé son voyage en ukiyo-e bien avant moi !