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lundi 18 mai 2009

Etre adulte

Quand on était au Japon, il nous est arrivé de prendre le petit-déjeuner dans la chambre du ryokan. La tentation était forte de presser le bouton de la télévision.
(Sauf dans ce minshuku d'Aso où la propriétaire semblait près de ses sous :
(oui oui, il fallait mettre une pièce de 100 yen pour regarder la télé !!)

Et au Japon, qu'y a-t-il à la télévision le matin ? Hé ben, comme en France : des dessins animés et des émissions éducatives. Sauf que là-bas on trouve souvent dans ses émissions des adultes déguisés en canard ou en poussin jaune. Si si !

Indéniablement au Japon (et en Corée aussi), l'enfant est au centre de tout et les adultes sont prêts à tout pour l'amuser.
Pour exemple, j'adore la mise en scène de cette chanson qui clôt l'anime Ponyo :





Il y a la petite fille au centre de la scène, impeccable dans sa petite jupe grise. Elle s'applique dans chacun des gestes de sa chorégraphie et est très concentrée pour n'oublier aucune des paroles de sa chanson. Mais pas autant que le monsieur sur sa droite ! Celui-ci porte une cravate et un costume foncé, impeccable lui aussi, et on pourrait croire qu'il se rend au bureau. Mais il tient une marionnette dans la main... comme si c'était normal, comme s'il n'était pas ridicule !

Soyons honnête, quel Français oserait chanter et danser ainsi sur une musique d'enfant... avec un costume tiré à quatre épingles ?

Quoi ? Maître Moun est volontaire ? Hum, hum, j'en doute... Mais bon, au cas où, je lui mets ci-dessous la version karaoké, histoire de répéter les paroles !

jeudi 9 octobre 2008

Pop kawaï

Pfff, j'ai pas trop le temps d'écrire en ce moment. Vous pensez peut-être que je passe mes journées à me tourner les pattes, mais non, dans la vraie vie, je dois bosser et en ce moment j'ai de quoi m'occuper et du coup les posts que je voulais vous écrire sur mes dernières lectures (entre autres) restent coincés dans un coin de ma tête.

Tous les soirs, Maître Moun, lorsqu'il rentre à la maison (à pas d'heure, lui aussi il bosse dur), demande fébrilement : "Il a écrit Paddy ?" et devient tout triste lorsqu'il voit que ce site n'a pas été mis à jour. Alors, pour combler son impatience (et peut-être celle des hypothétiques lecteurs ?), voici une petite vidéo totalement japonaise, mais aussi totalement superficielle, et néanmoins grandement joyeuse et colorée :

Milky Way - Tan Tan Taaan
envoyé par Japoniais

J'ai trouvé cette vidéo sur le site Jpo(p) niaiserie, qui fourmille de pépites de cet acabit (allez voir !).

L'une des jeunes et jolies chanteuses (née en 1992, ça ne nous rajeunit pas !) s'appelle Koharu Kusumi. C'est une véritable idole pour la jeunesse nippone. J'imagine bien toutes les petites filles fan qui doivent répéter les chorégraphies devant leur glace, après avoir vu ce clip !

Mais bon, un peu de couleurs dans la grisaille de l'automne... de quoi mettre de bonne humeur, non ?


mercredi 3 septembre 2008

L'enchantement des clochettes

Quant Geisha Line a débarqué au Japon, à peine sortie de l'aéroport Narita International et embarqué dans le train qui la menait au centre de Tokyo, elle a d'abord découvert le pays avec ses oreilles. Autour d'elle, dans le métro, il y avait toute une série de bruits jusque là inconnus : la musiquette de la JR-Line, les messages sonores d'annonce rythmant l'entrée dans chaque nouvelle station, mais aussi les reniflements des passagers (qui jugent plus polis de renifler plutôt que de se moucher en public), et puis également toute une ribambelle de cliquetis déclenchés par des clochettes, breloques et autres grelots.

Téléphoner dans les trains est interdit au Japon et tout le monde respecte cette interdiction. Cela épargne les passagers des discussions métaphysiques auxquels on a droit dans les trains français ("T'es où ? J'arrive dans 10 min ? Quoi ? J'entends pas ! Tu peux parler plus fort ?"). En revanche, tout le monde (ou presque) est armé de son portable. Si celui-ci ne sert pas à parler, il sert quand même à communiquer, ou du moins à s'occuper les doigts. On voit ainsi les Japonais pianoter sans fin sur leurs magnifiques portables, à écran géant et technologie dernier cri (du moins, à nos yeux d'Européens). Il est beaucoup plus habituel qu'en France d'utiliser le téléphone cellulaire pour s'échanger des mails (tout Japonais a d'ailleurs une adresse mail pour son portable, qu'il consulte généralement plus souvent que son adresse de PC), surfer sur Internet ou encore jouer à des jeux vidéos ou même regarder la télévision.
Or, accrochée au bout de ces indispensables portables, on trouve quasiment à chaque fois une quantité impressionnante de petits accroche-portables généralement de style enfantin (personnages de manga, petits animaux en plastique, etc.). Quand je dis "à chaque fois", je n'exagère pas : tout Japonais, quels que soient son âge et son milieu, a accroché à son portable un petit bijou "kawaï". Même l'homme d'affaires en costume-cravate-chemise-blanche et la mamie ont sa famille de Dragon-Ball ou de Hello-Kitty qui vient prolonger leur portable ! Pour un Français, cette association apparaît comme contradictoire. Mais au fond, cela traduit bien l'état d'esprit des Japonais pour qui le monde coloré des mangas et des personnages imaginaires fait partie prenante du quotidien, si sérieux et normé soit-il par ailleurs.
Mais, les bijoux pour portable ne sont pas que des bouts de plastique. Ils s'entourent bien souvent également de petites clochettes. Impossible de passer inaperçu quand on dégaine son portable : la dizaine de clochettes vient accompagner chaque geste de l'utilisateur. Imaginez taper un long mail avec dix petits cliquetis en prolongement des doigts : cela donne, au milieu des roulis du métro, une atmosphère sonore légèrement enchantée, baignée par des petites musiques de grelots.
C'est cela qui a surpris les oreilles de Geisha Line à son arrivée à Tokyo : les bruits des petites clochettes des portables des Japonais.

Aujourd'hui, dans le métro parisien, Geisha Line s'est soudainement rappelée de cette sensation auditive. Lorsqu'elle a sorti son portable de son sac à mains, une petite clochette a retenti. Une seule, mais elle a été suffisante pour rappeler l'atmosphère du métro tokoyte. Si Geisha Line l'a bien entendue, c'est que c'était elle-même qui tenait ce portable à grelot. En effet, depuis hier soir, Maître Moun s'est offert un nouveau téléphone (si moderne qu'il ne comporte aucune touche... mais où va la technologie !) et, du coup, Geisha Line a hérité du portable de son mari qui, bien qu'un peu plus vieux (le téléphone, pas le mari), reste tout de même très perfectionné. Geisha Line est drôlement contente de ce nouvel héritage, non pas simplement pour le téléphone en lui-même, mais pour ce qu'il permet d'y accrocher. Son ancien portable était dépourvu du petit crochet permettant d'y mettre un petit bijou. Ce n'est pas le cas du nouveau portable auquel Geisha Line s'est aussitôt d'empresser de fixer l'accroche-portable ramené du Japon et qui dormait depuis dans un tiroir : un ravissant petit chat maneki-neko.

Plus féminin que le dragon qui vient grelotter au bout du portable de Maître Moun, n'est-ce pas ? (photo à venir, si j'arrive à lui substituer discrètement son téléphone !)

Reste à savoir ce qui est marqué sur le ventre du chat. Ça énerve Geisha Line de ne pas pouvoir lire. Y aurait-il par ici un japonophone capable de déchiffrer ces quelques mots (qu'on devine hautement intellectuels, n'est-ce pas !) ?

lundi 21 juillet 2008

Anata mo watashi mo pocky !

Si vous êtes déjà allés au Japon, vous avez sûrement déjà goûté aux Pocky. Les Pocky sont de fins gâteaux allongés, dont l'un des bouts est enrobé d'un nappage généralement au chocolat. Commercialisés en France, les Pocky ont pris le nom de Mikado. La marque, fabriquée par Glico depuis 1965, a beaucoup de succès, notamment auprès des jeunes. On trouve des Pocky dans tous les combinis et ils sont loin d'être tous au chocolat. Il y a en effet toutes sortes de parfums : fraise, raisin, melon, thé vert... Certains sont même annoncés pour les hommes, simplement parce qu'ils sont un peu plus amers !
Bref, au Japon, on avait goûté les Pocky au thé vert (ou du moins "Fran", son concurrent). Maître Moun a trouvé que ces gâteaux avaient un goût... disons, "spécial". La preuve, c'est qu'on s'est trimballé les Pocky dans le sac pendant au moins deux semaines (et évidemment, au bout de tout ce temps, ils ne ressemblaient plus qu'à une bouillie peu appétissante !).
Est-ce à dire que les Pocky aux saveurs exotiques ou farfelues sont plus des arguments marketing que des créations gastronomiques ? Peut-être bien !
En tous les cas, Pocky sait y faire en matière de publicité et de création du désir à partir de l'image publicitaire. En surfant sur Internet, je suis tombé sur toute une série de publicités pour Pocky. J'ai fait marcher YouTube, et voilà une petite sélection...
Pour commencer, une version franipponne quelque peu sexy pour les Pocky Decorer.

Oui, oui, écoutez bien, les filles parlent bien en français ! En revanche, je ne pense pas qu'un traducteur réellement francophone est l'auteur des paroles :
"Pocky fait craquer les filles
C'est une duration comme un gâteau...
"
"Duration" signifie-t-il "durée" ? Mystère !

Une version moins hot, mais cent fois plus kitch : les gentils amoureux qui dansent autour d'un Pocky dans un décor rose bonbon...

On se croirait revenu dans le dessin animé Candy, non ?

Une autre pub, comme il y en a un bon nombre, directement destinée aux adolescents. Nous voici dans une vraie sitcom japonaise :


Et enfin, l'une de mes publicités préférées : un Japon traditionnel avec une grosse touche d'auto-dérision...

"Anata mo watashi mo pocky !" Le slogan est facile à mémoriser. Si vous êtes japonophone, pourriez-vous me donner la traduction exacte ?
Allez, un petit coup encore en version MP3 :

Pocky! Anata mo watashi mo pocky! -

mardi 15 juillet 2008

Parlons chiffons

Il n'y a un rien de mieux qu'un petit week-end à la campagne pour mettre à profit l'extrême portabilité de son Eee-PC. J'ai ainsi pu écrire le chapitre 1 des "Mémoires métaphysiques d'un mouton en voyage", tandis qu'à mes côtés Maître Moun conduisait la Mounmobile. En revanche, je confirme qu'il faut avoir un estomac plutôt bien accroché, car au bout d'une heure passée les yeux rivés sur le petit écran et les doigts courant sur le minuscule clavier, j'avais un léger mal au coeur !
Heureusement, je me suis retenu et je n'ai pas vomi sur le tout nouveau Eee-PC de ma maîtresse. Il faut dire qu'elle n'aurait certainement pas aimé, d'autant plus qu'elle a passé un petit moment ce week-end à lui confectionner une belle pochette. Hé oui, elle n'a pas pu attendre pour avoir sa eee-pochette ! Du coup, elle a harcelé Mamicha qui a retrouvé dans les montagnes de tissus stockés dans ses placards des sets de table fleuris qui n'avaient jamais servi. Quelques coups de ciseaux, quelques points d'aiguille, un joli bouton et voilà, le nouveau Eee-PC a une jolie pochette 100 % gratuite !

Y'a même une petite poche à l'intérieur pour mettre en sécurité la clé USB (ou pour y cacher des mots doux de son amoureux) !
Geisha Line est en train de réfléchir à un moyen pour inclure sur le côté un petit porte-crayons qui pourrait être utile. Une pochette coordonnée pour le téléphone portable est aussi à l'étude.

Si vous avez l'esprit critique, vous me direz que cette pochette fait vraiment très très féminin et ressemble un peu trop à une trousse de toilette ! Ce n'est pas faux ! A vrai dire, Geisha Line regrette de ne pas avoir ramené du Japon de jolis tissus qui lui aurait été fort utile aujourd'hui pour se lancer dans ses lubies de couture. La tentation a souvent été forte dans les boutiques japonaises d'acheter quelques coupons de tissu. On trouve en effet dans les magasins beaucoup de pièces de tissus nommées "Furoshiki". Le furoshiki est au tissu ce qu'est l'origami au papier. Il s'agit d'un tissu qui sert à emballer des cadeaux avant de les offrir. On peut aussi emballer ses vêtements quand on va aux bains publics ou son bento quand on fait un pique-nique. Les furoshiki existent probablement depuis l'Ere Nara, c'est-à-dire depuis le 8e siècle. On ne plie pas le tissu n'importe comment : il y une technique bien spécifique et toutes sortes d'emballages envisageables en fonction de l'objet à recouvrir. Comme pour l'origami, il suffit d'avoir le coup de main ! Quelques exemples :

Avouez que c'est plus délicat de recevoir un cadeau emballé dans un joli tissu plutôt que dans un papier qu'on met aussitôt à la poubelle ! C'est aussi bien plus écologique. Pour cette raison, le furoshiki est remis au goût du jour au Japon et est redevenu à la mode.

Bref, encore une raison de retourner au Japon : acheter du furoshiki pour emballer l'ordinateur de poche de Geisha Line !

lundi 23 juin 2008

La Suède au Japon

Ce week-end, mes maîtres se sont rendus à Ikéa. Ils aiment bien aller à Ikéa. Pas seulement pour regarder les meubles, ouvrir les portes des placards de cuisine ou essayer l'assise des canapés, mais aussi tout simplement pour observer les gens qui, comme eux, se promènent dans l'immense magasin. Il y en a toujours pour s'installer confortablement sur un sofa et deviser avec son conjoint tout comme s'ils étaient exactement dans leur salon. Et puis surtout on y croise immanquablement des couples qui se disputent. Cela donne toujours des dialogues fabuleux, du genre "Puisque c'est comme ça je ne remettrai plus jamais de ma vie les pieds à Ikéa !" (lancé sur un ton hargneux, sans appel), ou encore "Je te dis qu'il faut prendre le plan de travail noir et non pas marron, pourquoi tu m'écoutes pas, b***** de m***** !" (propos censurés). Après avoir vu tous ces couples, épuisés par trois heures d'arpentage intensif dans les couloirs de la grande surface commerciale, Geisha Line a eu envie de se disputer avec Maître Moun, mais il n'y a rien eu à faire, mes maîtres s'entendaient à merveille. Alors ils ont juste fait semblant de se chamailler, juste pour le fun (on s'amuse comme on peut) !

En bons consommateurs, après avoir fait leurs achats, mes maîtres se sont rendus à la cafétéria d'Ikéa pour déjeuner. Devant une assiette de saumon fumé à l'aneth (histoire de rester dans l'ambiance scandinave), Geisha Line s'est exclamée que visiter Ikéa lui donnait sacrément envie de se rendre en Suède et elle s'est demandée si le ministère du tourisme suédois avait des intérêts dans la célèbre marque de magasins d'ameublement. Car quand on y pense, les magasins Ikéa ne sont-ils pas de convaincants ambassadeurs de la Suède dans le monde entier ? A part ABBA, Björn Borg et Ingmar Bergman, que connaît-on d'autre de la Suède, hormis l'image simple et fonctionnelle véhiculée par le vendeur de meubles ? Moi-même, sans le logo d'Ikéa, je ne sais pas si je saurais dire quelles sont les couleurs du drapeau suédois...
De retour à la maison, mes maîtres ont entassé dans le couloir les nombreux cartons des meubles en kit qu'ils avaient achetés. Mina, habile experte en montage (et surtout démontage), s'est chargée de déballer les colis...... et de visser les étagères. Sachez que la force naturelle de l'incroyable Mina est telle qu'elle peut se servir de ses dents comme tournevis... L'incroyable Hulk à côté d'elle, c'est de la gnognote !

Maître Moun a accepté de donner un coup de main à Mina, mais celle-ci n'a pas dérogé à son rôle de contremaître et a pris tous les risques pour vérifier la qualité du travail de son ouvrier.

Bref, pendant que Mina bricolait, j'ai eu tout le loisir de me poser des questions existentielles : quid de Ikéa au Japon ? A priori, j'aurais dit que la marque Ikéa aurait tout pour plaire aux Japonais : on retrouve chez les meubles du Suédois le même goût japonais pour la simplicité, la prédominance des matières naturelles comme le bois travaillé de façon épurée, et la recherche de solutions ingénieuses pour un habitat petit et confiné. Apparemment, je suis loin d'être seul à avoir fait cette analyse, puisque Tommy Kullberg, patron d'Ikéa Japan, est arrivé aux mêmes conclusions (voir cet article). Mais une petite recherche sur Internet m'a permis d'apprendre que le coup de foudre entre Ikéa et les Japonais n'avait pas été immédiat. Aujourd'hui, le groupe Ikéa, fondé en 1943, est implanté dans 34 pays avec 220 magasins dans le monde (voir l'historique sur leur site), mais il ne s'est installé au Japon que récemment, avec une première boutique ouverte à l'est de Tokyo en avril 2006. Pourquoi avoir attendu aussi longtemps pour se lancer à l'assaut du gigantesque marché japonais ? A vrai dire, Ikéa avait déjà tenté de s'implanter au Japon au milieu des années 1980. Mais l'expérience s'était soldée par un échec, sans doute faute d'une bonne compréhension des attentes du public nippon. Vingt ans plus tard, Ikéa a accepté d'adapter son catalogue en fonction de certaines caractéristiques du marché japonais et a par exemple revu à la baisse la taille de certains de ses meubles (car évidemment les lits de 2,50 mètres de long ne correspondaient pas à la taille moyenne d'un couple de Japonais !). Les moeurs japonaises ont elles aussi évolué et il n'est plus si choquant pour un Japonais d'avoir à se servir et à monter soi-même son meuble, comme le veut le concept même de l'ameublement en kit.

A lire les témoignages de Français expatriés en visite dans les magasins Ikéa du Japon (par exemple David ou Mariem), il ne semble pas y avoir tant de différences avec les boutiques qu'on trouve chez nous. Bien sûr, le service est meilleur au Japon... mais ce n'est pas étonnant quand on connaît les efforts des Japonais à bien servir leur clientèle. J'ai feuilleté le catalogue en ligne du site Ikéa Japon et j'ai vu exactement les mêmes photographies et les mêmes produits que sur notre catalogue français. C'est là qu'on s'aperçoit de l'impact du mondialisme sur l'uniformisation des goûts mondiaux...

Dommage, car le design suédois à la sauce japonaise m'aurait bien plu : mes maîtres auraient ainsi pu enfin trouver une table basse à la bonne hauteur, adaptée aux sièges qu'ils ont ramenés du Japon. Car pour le moment, lorsqu'ils s'assoient sur leurs chaises japonaises, mes maîtres ont directement la tête au niveau du haut de leur table basse française... ce qui leur donne une attitude plutôt bestiale lorsqu'ils ont l'idée de dîner assis par terre, à la Japonaise !

En fait, pour trouver leur bonheur, les Moun devraient plutôt se rendre chez le concurrent japonais d'Ikéa : Muji. Il s'agit d'une chaîne de meubles et d'objets pour la maison, née en 1980, qui se distingue par un design encore plus épuré et minimaliste que celui d'Ikéa et qui joue sur la tendance écolo. Au Japon, les magasins Muji ont beaucoup de succès et offrent des produits bons marchés... ce qui n'est pas vraiment le cas en France, où la marque s'est plutôt lancé dans un créneau citadin branché (et fortuné). J'ai regardé sur le catalogue de Muji France, mais celui-ci a été retravaillé au goût des Français, et impossible de trouver une table basse vraiment basse. En revanche, on trouve de tels produits sur le catalogue nippon qui visiblement s'est posé les mêmes questions que mes maîtres.
Extraits du catalogue Muji Japon

Le problème, c'est que le Japon, ça fait tout de même un peu loin pour s'acheter une table basse... même en kit !


jeudi 5 juin 2008

Hello, dear Kitty !

Geisha Line a ramené du Japon quantité d'objets Hello Kitty. Elle les a trouvés pour la plupart dans des 100 yen shops, c'est-à-dire que les babioles Hello Kitty coûtaient environ 60 centimes d'euros. Alors forcément, c'était un bon prétexte : "Regarde, Moun, c'est pas cher ce ravissant drapeau rose Hello Kitty et ça prend pas de place dans la valise !", l'entendais-je susurrer à son mari dans les boutiques. Belle excuse ! Ainsi, maintenant, pour entrer dans le bureau de Geisha Line, il faut pousser une porte qui annonce la couleur :
Ne parlons pas non plus des petits tampons encreurs à l'effigie du chaton ou des baguettes pour manger le riz... Geisha Line fait même sa fière désormais, dans son tee-shirt acheté dans une boutique d'Akihabara. La voici le lendemain de son achat, à Moto-Hakone, devant le mont Fuji (rien que ça !) :

Mais Geisha Line a fait bien pire ! Elle a ramené de quasiment chacune des villes qu'elle a traversées un petit porte-clé montrant Kitty devant un élément du lieu touristique visité. Ainsi, il y a Hello Kitty dans un oeuf noir d'Howakudani (en souvenir de ces oeufs frais qu'on peut faire durcir en les posant sur les effluves brûlantes de la montagne), Hello Kitty sur la tête du grand Bouddha de Kamakura, Hello Kitty devant le Kinkaku-ji doré de Kyoto, Hello Kitty devant le tori de Miyajima... et j'en passe ! Au Japon, il est courant de s'acheter ainsi un petit objet représentant l'endroit visité, pour l'accrocher à son portable. Je crois même que c'est une habitude aussi répandue que l'achat des cartes postales en Europe.

Geisha Line, de retour en France, ne sait pas très bien ce qu'elle pourrait bien faire de tous ces porte-clés... En attendant, ils servent d'attrape-chat (le vrai chat de la maison, Mina le Ninja) près de l'ordinateur.

Geisha Line s'étonne elle-même de succomber ainsi, comme une débutante, à un pur objet marketing, objet d'une furieuse mode planétaire. Comme tout le monde pourtant, elle ne peut s'empêcher de trouver Hello Kitty "kawaï" (= mignon). Pourquoi donc ?

Je ne sais pas comment expliquer le succès de ce petit chat blanc qui a un noeud accroché sur son oreille gauche. Hello Kitty est née en 1974, dans l'imagination d'un styliste de Sanrio, grande société à qui l'on doit une multitude de petits personnages analogues. On dit (sur ce site de fans) que le patronyme anglo-saxon s'expliquerait par le grand succès de la mode anglaise auprès des petites Japonaises dans les années 1970. Le nom de "Kitty" serait également un rappel du nom du chat d'Alice dans le roman de Lewis Carroll. Le succès d'Hello Kitty n'a fait que grandir au fil des années, au Japon, mais aussi en Europe et aux Etats-Unis. Il a inspiré toute une foule d'objets "goodies", depuis le simple sac ou les stylos jusqu'au yukata, au lecteur MP3, et même la carte bleue ! La marque Sanrio est un modèle d'action marketing réussie inégalé. Il y aurait plus de 22 000 produits, représentant la moitié des revenus de Sanrio qui s'élèvent à environ 1 milliard d'euros par an. Depuis quelques semaines, Hello Kitty est même devenue officiellement l'ambassadrice du tourisme au Japon et en Chine. Le but est de promouvoir les visites, selon le Ministère de l'aménagement du territoire, l'équipement, des transports et du tourisme, qui, pour la première fois, a promu un personnage imaginaire au statut de représentante officielle. Est-ce à dire qu'au Japon on va voir Hello Kitty encore plus souvent qu'aujourd'hui ? (sous-entendu : est-ce possible tant elle a déjà envahi tout l'univers commercial !)
Deux photos prises à Howakudani, près de Moto-Hakone

Alors, pourquoi tant de succès ? Ses créateurs avancent l'argument que c'est l'absence de bouche dans le dessin d'Hello Kitty qui la rend si mignonne. Elle ne sourit jamais, mais n'est jamais triste ou en colère : on peut prêter toutes les émotions à ce visage au graphisme ultra simple (gros traits de contours, prédominance du blanc et du rose, stéréotype des personnages pour enfants). Sans doute représente-t-elle dans l'imaginaire (essentiellement féminin, il faut l'avouer) l'archétype d'un bonheur et d'une joie simples et sans arrière pensée. Hello Kitty ne fait rien, ne parle pas, ne pense à rien. Elle est un visage éternellement identique à lui-même, ne prenant aucune ride, et ne cessant de charmer les âmes voulant rester enfants. C'est une image simple et légère de l'enfance. Dans le monde d'Hello Kitty, tout le monde est heureux et gentil. C'est un peu le pays de Oui-oui, le kitch en plus, mais avec une animalisation qui permet une plus grande identification.

C'est mon explication. Elle vaut ce qu'elle vaut et est peut-être aussi simpliste que le visage de Kitty. C'est un sujet qui mériterait d'être approfondi : à quand la Mythologie à la Barthes de la kawaï Hello Kitty ?

  • Pour tout connaître de la vie d'Hello Kitty et apprendre par exemple qu'elle a une soeur jumelle, Mimmy, qui se reconnaît par la position inversée de son noeud à l'oreille, aller sur ce site de fans.
  • Pour voir quelques produits Hello Kitty classés par genre et participer à des concours de création Hello Kitty, aller sur ce blog.
  • Pour réaliser des gâteaux Hello Kitty, piquer une idée de recette ici ou bien ici pour les cookies.


mercredi 30 avril 2008

Puchi Puchi

J'ai percé à jour un grand mystère en surfant tout à l'heure sur le net. Tenez-vous bien, j'ai découvert à quoi servait ceci :
Nous avions croisé plusieurs fois cet objet dans les rayons des magasins japonais. Je me rappelle notamment en avoir vu un étalage entier à l'étage "Gadgets" du grand supermaché Isetan, à Shinjuku. Naïvement, j'avais demandé à Atsuko, la correspondante de Geisha Line : "c'est quoi, ça ?" Partant d'un éclat de rire, avec sa copine, elles s'étaient exclamées : "ah, c'est trop dur à expliquer en français !" Le mystère restait donc entier pour moi...
Mais maintenant, je sais. Voici le fameux objet en action, tel qu'il est présenté sur le site qui le commercialise :

Alors, vous avez deviné ce que c'était ? Il s'agit d'un petit gadget, aussi futile que le Tamagochi, petit animal virtuel ayant fait fureur en son temps, qui a pour vertu d'imiter le perçage des bulles d'air des emballages en plastique. Vous appuyez sur les touches, et c'est comme si vous claquiez obsessionnellement les ronds du papier-bulle : même bruit, même sensation. La seule différence, c'est que vous pouvez percer les fausses bulles à l'infini ("mugen") : cela fera toujours le même "puchi puchi", avec une petite suprise au bout du centième pincement, puisqu'on entend en prime un bruit inattendu, comme un cri de femme ou un aboiement.

Le plus fou, ce n'est pas que cet objet complètement inutile existe, c'est d'imaginer que des ingénieurs sûrement très sérieux (peut-être étaient-ils habillés d'un costume noir et d'une chemise blanche, comme tous les salarymen qu'on a croisés dans le métro) se sont réunis autour d'une table et se sont dit : "et si on fabriquait un boitier imitant les bulles du papier d'emballage ?" J'ai lu sur ce site que ce jouet existait en fait depuis la fin des années 1960, mais qu'il connaissait un regain d'intérêt depuis l'automne 2007.

Il paraît que le Puchi Puchi qui remporte un franc succès au Japon est en train d'être commercialisé en France. Je ne sais pas s'il est déjà arrivé, mais en attendant le commander près de 12 € sur ce site, ça me paraît un peu cher quand même ! Dommage que je ne sois plus au Japon, j'en aurais acheté une petite cargaison, histoire d'en offrir à certaines personnes trop stressées !

mardi 22 avril 2008

L'enfer des petites billes

Les premiers pas que mes maîtres, fraichement débarqués de leur France natale, ont fait à Tokyo ont été dans le quartier à proximité de leur hôtel, Ikebukuro. Il s'agit d'un quartier plutôt populaire, situé au nord-ouest de la ville. Errant un peu au hasard dans les rues, ils ont été attirés par des salles où les lumières et les bruits étaient bien plus vifs qu'ailleurs : les halls de pachinko. Qui n'est jamais entré dans une de ces salles remplies de bruits et de fureurs ne peut pas seulement imaginer l'ambiance qui y règne. Même après trois semaines au Japon, lorsque mes maîtres sont entrés une dernière fois dans un Pachinko, ils ont été aussi impressionnés qu'au premier jour.

Voici une petite vidéo de l'enfer vécu par Maître Moun qui a fait incursion dans une salle de Pachinko à Osaka pour pouvoir utiliser gracieusement les toilettes... Si vous avez déjà un mal de tête, abstenez-vous d'appuyer sur "lecture" !



Le pachinko est une sorte de mixte entre la machine à sous et le flipper. C'est un jeu très populaire dans tout le Japon, né après la Seconde Guerre mondiale, à Nagoya. Il y aurait aujourd'hui environ 15 000 salles de pachinko équipées de 2 millions de machines (sources Wikipedia). On a pu en effet constater que même dans les petites villes où nous sommes allés, comme à Yudanaka, dans la montagne, il y avait une salle de pachinko.

La règle du jeu paraît compliquée et on ne s'y ait pas essayé. Mais en fait, ce n'est pas si complexe. Tout se passe avec de petites billes métalliques qu'on achète au départ. Il s'agit de les insérer dans la machine qui est une sorte de tableau vertical. De l'autre main, on propulse la bille à travers un circuit planté de petits clous. Si trois symboles identiques sont obtenus, le joueur gagne d'autres billes et il peut continuer à jouer jusqu'à ce qu'il ait multiplié ses gains de départ... ou bien tout perdu. On peut trouver le récit plus détaillé des règles du jeu ici. Roland Barthes, dans L'Empire des signes, décrit précisément le jeu du pachinko. Il explique que tout se joue à partir de la force avec laquelle le joueur lance ses billes de départ et il compare le hall à "une ruche ou un atelier", comme si les joueurs étaient des travailleurs à la chaîne (page 44). Effectivement, il y a cette effervescence effreinée dans les salles de pachinko :
Les joueurs sont comme hypnotisés devant leur écran, solitaires et murés dans leur monde addictif, sans communiquer avec qui que ce soit. Quand on voit la quantité de petites billes amassées devant les joueurs, on peut imaginer qu'ils restent ainsi accrochés à leur machine pendant des heures. Il y a une folie incroyable, comme si les joueurs étaient possédés par le geste répétitif et le bruit obsédant des billes tombant. Le plus effarant était de voir qu'il y avait devant ces machines des gens de tout âge, principalement des hommes - mais pas seulement, les femmes s'y mettant aussi avec le même entrain. La plupart des joueurs regardaient à peine l'écran, faisant se succéder leurs gestes à une cadence infernale.
Le pachinko est un des tristes aspects du Japon. Que des gens aient trouvé ce moyen pour se détendre, c'est assez inimaginable, d'autant plus que le Japon est en même temps le pays des bains bouillonnants hyper relaxants et des jardins zen et raffinés. En fait, le pachinko est bien plus qu'un loisir. C'est un secteur essentiel de l'économie, presque aussi important en part de marché que celui des restaurants et du tourisme. Officiellement, les jeux d'argent sont interdits au Japon. Les gagnants, à la fin de la partie, échangent leurs billes contre des gains anodins comme du chocolat ou des gadgets. En fait, il y a derrière cette vitrine innocente une économie parallèle, puisqu'il est aisé d'échanger ces lots contre des sommes d'argent. En cela, le pachinko est secrètement lié aux réseaux de mafia des yakusa. Il est certain que le gouvernement ne peut ignorer ces pratiques... mais il semble préférer fermer les yeux.

Heureusement, même si on dit qu'un Japonais sur quatre s'adonnerait au pachinko, on ne peut pas réduire le peuple japonais à cette pratique addictive. Aucun des amis japonais que nous avons rencontré n'y joue et au contraire porte sur ce jeu un regard critique. Nous avons pu par ailleurs remarquer que dans les petites villes les halls de pachinko étaient généralement désaffectés, contrairement à ceux des grandes villes. Peut-être que le niveau de peuplement des salles de pachinko dépend de la santé mentale des habitants et du rythme que leur impose la vie citadine et professionnelle. Ainsi dans une ville comme Kyoto les halls de pachinko nous ont paru bien moins fréquentés.

Mes maîtres ont regardé ce jeu bizarre d'un regard étrange et étranger et n'ont pas voulu s'y coller. Ils ont préféré s'adonner à des jeux plus tranquilles. On trouve ainsi, à côté des machines à billes, des grands bacs de peluches qu'il faut réussir à attraper avec une poignet métallique. Les Français connaissent bien ces machines pour y avoir tous perdus quelques euros dans les fêtes foraines. D'ailleurs, cela n'y a pas manqué : Maître Moun y a dilapidé une pièce de 500 yen en moins d'un quart de minute, essayant en vain d'attraper un petit lapin... Du coup, il a été interdit de rejouer par sa tyrannique femme (tenant le porte-monnaie) ! Dommage, j'aurais bien aimé être copain avec un de ces nombreux lots en peluche !


lundi 17 mars 2008

Quel est votre groupe sanguin ?

Dans un accès de délire philosophique, je disais l'autre jour que la culture à laquelle on appartient détermine notre regard sur le monde. Une idée, un comportement qui paraissent évidents pour nous, ne le sont pas forcément pour un étranger - et vice versa.
Je suis tombé sur ce site dans lequel des Japonais écrivent de petits textes en français pour exposer la façon dont ils voient la France et les Français et cela m'a bien fait sourire. Ainsi, une jeune Japonaise, qui a vécu quelques temps en France, trouve curieux que les Français fassent des gestes de la main lorsqu'ils discutent entre eux, habitude qu'elle dit être inconnue des Japonais dont le visage reste impassible et le corps immobile, même lorsqu'ils sont en grande conversation. Dans un autre article, elle trouve que les Français sont décidément peu travailleurs et est presque scandalisée de les voir boire de l'alcool à table lors du déjeuner. Lorsqu'elle était en France, elle avoue qu'il n'était pas rare de sentir l'alcool sur les gens lorsqu'elle allait à la banque ou à la Poste dans l'après-midi. Comble de l'étrangeté pour elle : les restaurants Mc Donald's osent vendre de la bière ! Pourtant, y a-t-il un seul Français en France pour s'en offusquer ?

Dans un autre article, la jeune Japonaise écrit qu'elle a l'habitude de demander aux gens qu'elle rencontre pour la première fois son groupe sanguin. Elle ajoute que les Français la regardaient avec effarement lorsqu'elle leur posait cette question (un peu comme les internautes face à la question de ce Japonais qui cherche à connaître le groupe sanguin de François Truffaut sur un forum consacré au cinéma).
Renseignements pris, il s'avère qu'il est aussi répandu au Japon de demander le groupe sanguin d'une personne que de s'interroger sur son signe astral. Pour de nombreux Japonais, il existe un déterminisme sanguin selon lequel le caractère et les comportements des personnes dépendraient de leur groupe sanguin. Cette croyance - fondée sur un socle scientifique plus que douteux - est si ancrée que certaines entreprises n'hésitent pas à recruter leurs collaborateurs ou à organiser les équipes d'employés en fonction des groupes sanguins des individus et de leur caractère dominant. De la même façon, quand on établit la fiche d'identité d'une personne (dans des biographies de gens célèbres par exemple), il est habituel d'y indiquer son groupe sanguin.
Cette croyance aurait été développée dans les années 1970 par le livre de l'avocat Masahiko Nomi. Voici ci-dessous un tableau récapitulatif des différents traits de caractères (tableau trouvé sur Wikipédia) :

Dommage pour moi : je ne suis qu'une peluche et je n'ai ni veine ni sang ! Mais au vu de ce tableau, il m'aurait plu d'être du groupe O : c'est le groupe des leaders et des fonceurs qui aiment gagner et sont perspicaces et sexy (voir ici). C'est tout moi, vous ne trouvez pas ?En attendant, ce portrait devrait correspondre à mes maîtres qui sont tous les deux du groupe O. La croyance aux groupes sanguins détermine aussi les relations amoureuses et les attirances entre les sexes. Hélas, j'ai lu quelque part que pour deux personnes d'un même groupe, l'entente n'était pas optimale. Faisons taire cette vilaine croyance, n'est-ce pas ?



Bis repetita

C'est un scandale, une abomination, une honte ! Vendredi dernier, c'était le 14 mars, et... et rien ! Il ne s'est rien passé et Maître Moun est rentré comme d'habitude du boulot, les mains vides. Quel affront pour Geisha Line !
Pour l'excuser, reconnaissons que Maître Moun ignore certainement ce qui se passe le 14 mars au Japon. En fait, le 14 mars est appelé "White Day". Il s'agit d'une Saint-Valentin bis, où les femmes sont à l'honneur.
Le 14 février, jour de la Saint-Valentin, c'est aux femmes exclusivement d'offrir des cadeaux - essentiellement des chocolats - aux hommes. Pas seulement à leur mari ou à leur petit-ami, mais à tous les hommes qu'elles côtoient, à commencer par leurs collègues de bureau et, quasiment obligatoirement, leur patron. J'imagine que pour une femme qui travaille dans un milieu majoritairement masculin, cela peut faire une sacrée dépense ! Heureusement, il y a une justice et la femme n'est pas en reste. Un mois plus tard, c'est le White Day et c'est cette fois-ci à l'homme de s'y coller : il doit offrir un cadeau aux femmes qui lui ont offert des chocolats le jour de la Saint-Valentin. Et pas n'importe quel cadeau : celui-ci doit avoir trois fois la valeur du présent offert par la femme ! On dira que c'est un peu le principe du crédit : rendre le triple de ce qu'on a reçu !
Si l'on en croit Wikipédia, l'origine de cette fête, apparue à la fin des années 1970, viendrait d'un fabricant de guimauves désireux de relancer son commerce en créant un "Marshmallow Day". D'autres confiseurs ont trouvé que c'était là un bon tuyau pour se faire des sous et ont proposé aux hommes d'acheter du chocolat blanc... d'où le nom donné à ce "jour blanc". Aujourd'hui cependant, les cadeaux ne se limitent plus à du chocolat blanc, mais peuvent être de la lingerie, des bijoux...
Bon, d'accord, ça fait un peu fête commerciale aux intentions plus mercantiles que romantiques. D'ailleurs, certaines mauvaises langues disent que le White Day est une façon d'écouler les boites de chocolats invendues de la Saint-Valentin (il suffit de changer les étiquettes et le tour est joué !).
Il paraît qu'en Corée, on ne s'arrête pas là : un mois après le White Day, il y a le Black Day. C'est la fête de tous ceux qui n'ont rien reçu lors de la fête des amoureux. Ce jour-là, les célibataires s'habillent en noir et mangent des nouilles noires. Selon cette page, les Coréens sont friands de toutes sortes de fêtes. Il y a ainsi un "Peppero Day" où il s'agit de s'offrir des petits biscuits allongés qu'en France on nomme Mikados.

Alors, trêve de bavardage, Maître Moun ! Il est où ton cadeau blanc pour Geisha Line ?


mercredi 12 mars 2008

Cloclo version nippone

Dans les médias en ce moment, il y a un sujet d'actualité vieux de 30 ans tout juste : la mort de Claude François. Impossible de l'oublier, tellement on nous parle de cet anniversaire.
Quel est le rapport entre Cloclo et le Japon, me direz-vous ? C'est que pour l'occasion il y a un clip qui fait le tour d'Internet : la version nippone du Lundi au soleil. Le chanteur fait un peu peur avec ses lunettes carrées, mais le chorégraphie y est, n'est-ce pas ?


Cloclo, revival made Japan: Lundi au soleil par Kenzo Saeki

Dans un pays où il n'est pas rare de travailler 50 heures par semaine, je trouve le sujet de la chanson quelque peu ironique !

Le chanteur du clip, Kenzo Saeki, n'est pas un novice en matière de reprises de chansons françaises. Quelque clics sur Internet m'ont appris que ce chanteur pop - qui s'auto-proclame "l'homme à tête de sushis" - en était même spécialiste. Il a repris à sa sauce plusieurs chansons de Gainsbourg. Le poinçonneur des lilas, version lounge nippon, c'est... disons... spécial !

  • Le site de Kenzo Saeki, c'est ici... mais hélas en japonais, donc j'ai rien compris !
  • On trouvera sur You tube une page regroupant plusieurs vidéos de Claude François à la japonaise.

samedi 8 mars 2008

Scatologies

La vidéo est archi connue sur le net, mais c'est toujours aussi rigolo. Voici Shimajiro, le petit héros d'un dessin animé pédagogique réalisé pour apprendre aux petits à utiliser les toilettes. Observez le réalisme du petit caca marron qui part faire un grand voyage dans l'eau des WC...



Maître Moun aimerait bien que le même genre de vidéo existe pour les chats. Si le ninja sait parfaitement utiliser sa litière, elle a tendance à jouer les grandes dames et à ne pas vouloir enterrer son œuvre (le fameux kakaquipu qui parfume toute la maison). Parfois Maître Moun se transforme en Papa chat et explique à la bête le concept de l'enterrement de crottes dans la litière, mais rien n'y fait !

PS : Non, vous n'aurez pas de vidéo de Maître Moun apprenant au ninja à gratter la litière avec la patte !