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lundi 19 avril 2010

Hanami 2010

Après le repérage de dimanche dernier, nous étions sur les starting blocks pour faire notre « vrai » hanami sous les cerisiers en fleurs du parc de Sceaux !

Samedi midi, petite répétition pour vérifier le matériel et notamment ressortir du fond du placard les bento ramenés de Corée :


… et pour baptiser la grande boite bento achetée il y a quelques semaines dans une boutique parisienne de vente en gros d’ustensiles de cuisine asiatique (métro Stalingrad pour ceux que ça intéresse).

Les bento de samedi inauguraient un repas français, réalisé avec les restes du frigo (quiche maison, jambon, riz japonais, salade, fraises et raisins en dessert). Mais dimanche midi, Maître Moun a voulu faire les choses dans les règles de l’art ! Après une matinée passée en cuisine, les Moun ont ressorti rollers et vélo. Les bento faisaient juste la dimension du porte-bagage… si ce n’est pas un signe, ça !


Voici donc notre pique-nique d’hanami : … et en gros-plan :

Tempura de crevette, « inari » à la sauce Moun (voir recette ici), jambon italien (histoire d’avoir une petite touche européenne quand même), salade composée avec les emporte-pièces ramenés du Japon (avec un œuf « cœur », must du romantisme !), tsukemono (les pickles asiatiques), et fraises, kiwis et pommes en dessert.

C’était aussi esthétique que gustatif ! Et c’était très amusant de voir la tête des copains n’arrivant pas à croire que Maître Moun avait fait tout ça tout seul (comme si Maître Moun avait l'habitude d'exagérer et de raconter des bêtises, pfff !!).

Quant aux cerisiers, ils étaient en pleine floraison – les roses, et surtout les blancs, un peu plus avancés - sous un soleil sans un nuage (et sans une trace d'avion, qui plus est !).


Mais nous n’étions pas les seuls à admirer le spectacle ! Les Japonais (et Coréens) étaient nombreux ! Ça faisait du bien de voir tant de gens heureux d’être ensemble devant la beauté de la nature !

dimanche 11 avril 2010

Hanami à la française

L'année dernière, exactement à la même époque, nous avons connu ça :
Corée du Sud, village d'Hahoe
7 avril 2009

... et l'année d'avant, toujours aux alentours de la même date, nous étions là :
Japon, Kamakura
3 avril 2008

Alors, c'est sûr, vous comprenez que cette année nous sommes sacrément en manque de cerisiers en fleurs ! Certes, il y a quelques arbres en fleurs, par ici (des magnolias par exemple). Mais il y en a si peu par rapport à la Corée et au Japon !

Comme ça leur manquait trop, mes maîtres ont sorti leurs roues et leurs roulettes et sont allés ici :
Il s'agit du parc de Sceaux. Au coeur de ce joli parc, à côté du grand canal et des jardins à la française, il y a deux bosquets dans lesquels sont plantés des cerisiers du Japon. Dans le bosquet nord, on trouve des cerisiers roses, et dans le bosquet sud des cerisiers blancs. Ça ressemble au Japon... Enfin, presque ! (Je ne crois pas qu'il y a des amoureux qui se font impudiquement des bécots en public dans les parcs japonais !)

Malheureusement, il faisait vraiment frisquet et surtout les sakura roses n'étaient pas encore fleuries. Les fleurs sont encore en boutons, mais d'ici une semaine à peine je pense que ce sera bon...
Alors on a décidé d'y retourner le week-end prochain pour fêter hanami comme il se doit avec les bentos remplis de la bonne cuisine de Maître Moun (et la bouteille de saké !). Espérons que le beau temps sera là !


mercredi 11 mars 2009

Bento made in Paris

Le week-end dernier, mes maîtres ont calé dans leur apprentissage de la nourriture coréenne pour se laisser séduire à nouveau par leurs premières amours : la cuisine japonaise.

Sous la houlette de Maître Moun - que les fidèles lecteurs de ce blog vont finir par prendre pour un ventre fait homme - mes maîtres se sont rendus samedi dans leur rue favorite : rue sainte Anne, of course ! Pas de grand restaurant cette fois-ci, mais un simple traiteur-épicerie : Juji-ya, qui se trouve en face de l'épicerie coréenne. Simple, mais sans nul autre équivalent ! Maître Moun et son épouse ont commandé chacun un bento, en choisissant le contenu de leur assiette. Le menu leur a été présenté dans un plat compartimenté. En l'espace de quelques instants, devant leurs beignets de crevettes, leurs salsifis à la japonaise et leur salade à la sauce sésame,ils se sont crus à 5 000 km de là... le tout pour à peine plus de 18 € pour deux !
La preuve en images :


Bon, à un moment donné, la serveuse, qui devait s'ennuyer à la caisse, a appuyé sur le bouton de la télécommande de la télé et tout à coup des voix nasillardes de R'nB à la française se sont mises à retentir dans le snack. Cela a un peu cassé le charme, je le reconnais. Mais, ne soyons pas méprisant envers nos compatriotes chanteurs !

La partie restaurant de ce traiteur est assez petite. Mais l'intérêt de cette boutique est qu'elle fait aussi épicerie japonaise. Le ventre plein, Maître Moun a donc pu faire ses petites emplettes, restant une heure devant chaque produit (pire qu'une fille dans un magasin de vêtements, c'est dire !). Bref, il a acheté divers produits, dont un long radis (daikon) qui a eu le privilège de partir ensuite se promener dans tout Paris avec nous (quelle idée de faire ses courses avant de partir en balade !).

Le lendemain, Maître Moun s'est de nouveau enfermé dans sa cuisine et il nous a concocté ceci :

Le truc marron à côté du mouton, ce sont des haricots rouges... qui ont le goût de châtaigne !

Cette fois-ci, il y avait autour des crevettes de la vraie chapelure japonaise... et oui, ça a bien fait toute la différence. La chapelure française n'a rien à avoir avec son homologue nippon, qu'on se le dise !

PS pour Baiya : je me suis en effet trompé dans ma précédente entrée. Ce ne sont pas pour confectionner les tempura qu'on utilise la chapelure ! Pffff, s'il en fallait une, voici la preuve que l'auteur de ce blog, pauvre mouton culinairement inculte, n'est pas le cuisinier de la maison... loin s'en faut !


Juji-ya
46 rue sainte Anne
75001 Paris
Tel : 01 42 86 02 22
Ouvert 7j/7, 10h-22h


dimanche 18 janvier 2009

K-do

En ce moment, c'est boulot, boulot, dodo, boulot, coursage de chats dans les couloirs, boulot, consommation de litres de thé vert, boulot, lecture (quand il reste du temps, c'est-à-dire 5 min avant de dormir)... et encore boulot !
Mais bon, heureusement, les amis sont sympas avec nous, les Moun, et, grâce à eux, c'est aussi : cadeaux !
Samedi dernier, nous avons reçu deux sympathiques cadeaux japonais !

Le premier est venu sonner à notre porte à 9 h 30 et s'est d'abord matérialisé sous les traits portugais de notre gardienne. Mais le cadeau, ce n'était pas notre chère Mme Dos Santos (elle s'appelle pas comme ça en vrai, mais bon, je change les noms pour préserver l'anonymat), mais c'était ce qu'elle avait dans les mains : une grande enveloppe brune avec pleins de timbres japonais dessus !
Comme à peine 1/4 de l'effectif de la maisonnée était réveillé à cette heure-là, c'est Geisha Line qui a eu la joie de décacheter toute seule l'enveloppe, et, à l'intérieur, de découvrir ceci :
Dans un joli emballage kittiesque, une jolie trousse Hello Kitty, accompagnée d'une pomme Hello Kitty aimantée et d'un Daruma... et puis surtout une belle carte signée de son expédirice : Noriko, la correspondante de Geisha Line, rencontrée à Nara en avril dernier !
Geisha Line était super touchée par cette gentille attention (car on suppose que ce n'est pas à Maître Moun que les Hello Kitty étaient destinés, einh !).
Noriko est particulièrement tombée juste en choisissant de nous envoyer un "Daruma". C'est en effet elle qui nous avait expliqué l'année dernière qui est cet étrange personnage. On le voyait partout et on ne comprenait pas pourquoi ce drôle de type n'avait pas de yeux.

En fait, il s'agit d'une figurine que l'on trouve dans les temples et qui est porteuse d'espoir. En effet, on fait un voeu et, en même temps, on peint un des yeux manquants. Lorsque le voeu s'est réalisé, on peint alors le deuxième oeil (le droit), en signe de remerciement.
Les Moun n'ont pas encore fait de voeu... mais ça ne saurait tarder !

Le deuxième cadeau, reçu samedi soir, venait de bien moins loin : de Paris, tout simplement ! Le voici, directement sorti de la pâtisserie japonaise Aoki :
Qu'est-ce que c'est ???? Non, ce n'est pas une palette de peinture et non, Maître Moun ne s'est pas soudainement découvert un génie d'artiste spécialiste es couleurs !
Il s'agit en fait de chocolats absolument DE-LI-CIEUX ! Ils sont parfumés à des arômes improbables comme le wasabi, le sésame ou le thé vert. Ça fond sous la langue et c'est d'une grande beauté. Presque si beau qu'on ose à peine y goûter, c'est dire !

Bref, un grand merci, chers amis !

  • Pâtisserie Aoki
    A Paris : 3 lieux de vente - rue de Vaugirard, Port Royal, Lafayette Gourmet.

vendredi 26 décembre 2008

Expo flottante

Cet après-midi, les Moun ont affronté le froid parisien pour se rendre à l'exposition "Estampes japonaises", qui a lieu à la BNF, sur le site Richelieu (c'est-à-dire du côté du Palais-Royal). Il s'agit d'une très belle expo qui réunit près de 170 estampes - ukiyo-e -, tirées du fonds du département des estampes de la BNF. Saviez-vous en effet que la Bibliothèque Nationale de France possède quelques 6 000 estampes et livres illustrés ? Cela aurait été dommage de ne pas en montrer une partie au public.

L'exposition est organisée selon un parcours thématique, ce qui permet de voir plusieurs facettes de cet art qui a connu son apogée à l'époque d'Edo (1603-1868). A travers ces "images du monde flottant", c'est avec la bourgeoisie marchande et fortunée de l'époque que l'on fait connaissance. Celle-ci cherchait les divertissements, comme le prouvent une grande partie des estampes représentant essentiellement des acteurs de théâtre kabuki, des courtisanes, des joueurs de sumo... Certaines de ces estampes n'étaient autre que des publicités, sortes de gravure de mode de l'époque où les top modèles étaient de célèbres hôtesses de maisons de thé. Il faut bien penser que ce qu'on visite aujourd'hui dans les musées était au départ des images destinées au grand public, grâce à la facilité du travail de reproduction des imprimeurs. En cela, c'est un témoignage inestimable sur le Japon de l'époque et sur l'image que la classe sociale montante de la bourgeoisie avait d'elle-même.

Ce qui m'a le plus frappé, c'est la grande modernité des traits, notamment dans les portraits. Les visages sont stylisés, suivant des lignes bien marquées qui, en quelques traits donnent aux femmes des expressions mystérieuses sous leurs chignons extravagants. Les couleurs sont disposées par aplats, ce qui structure l'espace et accentue la pureté des lignes.
Suzuki Harunobu (vers 1725-1770)
L'averse

Mais ce qui m'a de loin le plus plu, ce sont les estampes disposées dans la crypte, au sous-sol. On y trouve en effet les images consacrées au paysage, avec en particulier Hokusaï et Hiroshige. C'est un genre vraiment différent, apparu au XIXe siècle. Véritables cartes postales du Japon, ces estampes montrent, dans des séries, des sites pittoresques du pays. Les artistes sont à l'écoute de la nature et l'immortalisent au fil des saisons, retenant les impressions fugitives d'un monde terrestre toujours en mouvement. Un nouveau pigment, le bleu de Prusse, avait été découvert à cette époque. Ce bleu très dense irradie toutes les œuvres exposées, leur donnant une profondeur et une gravité inégalées.
Hiroshige
« Grands Poissons » (Uozukushi)
« Tourteau / maquereau » (Kani / saba)

Bref, j'ai appris des tas de choses à cette exposition qui donne une belle introduction à l'art de l'estampe. Maître Moun, prévoyant, avait téléchargé avant de partir sur son téléphone et sur l'I-pod les commentaires de Gisèle Lambert, la conservateur en chef du département des estampes de la BNF. Ces fichiers MP3, qui se trouvent sur le site de l'expo (site vraiment bien fait, soit dit en passant), nous ont permis de suivre pas à pas les œuvres exposée.

Maintenant, Geisha Line rêve de s'acheter elle-même une estampe japonaise pour l'exposer dans son salon. Mais non, elle ne craquera pas !


  • Exposition "Estampes japonaises, images d'un monde éphémère"
    Jusqu'au 15 février 2009, à la BNF, site Richelieu

mardi 23 décembre 2008

Naniwa

Samedi soir, mes maîtres ont craqué et sont allés traîner du côté du quartier japonais d'Opéra. Fort lointaine est l'époque où, sagement, les Moun s'étaient solennellement promis de faire des économies sur les restaurants afin de mettre de l'argent de côté pour refaire un beau voyage...

Comme il était tôt, les restaurants de la rue Sainte-Anne n'étaient pas encore bondés et les Moun ont donc pu choisir un de leur restau préféré dans le quartier : Naniwa. Comme beaucoup d'autres établissements de la rue, on y trouve des udons et des sobas (respectivement nouilles blé et nouilles de sarrasin), ainsi que des donburis (bol de riz accompagné de porc, tempura, etc.)... bref, des plats bien roboratifs, qui composent les menus les plus courants de la cuisine japonaise de tous les jours.
Mais, dans la carte du soir, on peut aussi choisir des tas de petits plats différents, relativement peu chers (de 4 à 7 euros). L'intérêt, c'est qu'on peut ainsi tester des tas de mets divers, et faire des expériences culinaires (plus ou moins risquées !) des plus variées. L'idéal est de venir à plusieurs et de pouvoir ainsi commander tout un éventail de plats. En plus, le thé vert est à volonté et entièrement gratuit.

Les Moun n'étaient que deux... mais ils ne se sont pas gênés pour multiplier les commandes !Tofu en soupe, tofu frit, poisson japonais grillé, boulette de riz (dont je ne sais plus le nom ?) petite salade d'épinards au sésame... On notera que quand la photo a été prise, mes maîtres avaient déjà allègrement entamé le repas !

...et puis des gyoza parce que Geisha Line avait encore faim ! (mais pas de photo, car on n'y a plus pensé !)

A un moment donné, en regardant la carte, Geisha Line a dit à Maître Moun : "tiens, pourquoi t'essaierai pas le natto ?" Elle allait ajouter "j'ai lu sur beaucoup de blogs que le natto avait une odeur horrible pour les occidentaux..." Mais Maître Moun, dans sa curiosité gourmande, ne lui a pas laissé le temps de finir sa phrase et avait déjà fait signe au serveur qui, une seconde plus tard, prenait déjà la commande (le service est ULTRA rapide !). Quelques instants plus tard, le serveur a déposé un plat de haricots de soja fermentés, fortement gluants, recouverts d'un oeuf cru.
Geisha Line a osé goûter, du bout des baguettes, mais, dissimulant une grimace, a laissé son mari finir le plat qu'il avait commandé en toute inconscience. Le natto est très amer et accompagné d'un condiment très piquant... Même si Moun a tout mangé, je ne suis pas sûr qu'il soit prêt à en déguster au petit-déjeuner, comme le font les Japonais vrais de vrais !

De retour à la maison, les papilles de Maître Moun avaient été si alléchées qu'elles ont voulu renouveler ces expériences culinaires. Maître Moun s'est donc mis en cuisine et a reproduit ce qu'il avait goûté la veille.

Une bouillon avec des morceaux de tofu, pour accompagné des sashimis :
(la petite assiette en haut, c'est la part du chat... et le pot rouge, dans le plateau, c'est un thé aux algues qui a un goût très bizarre)

... et puis, le soir, du tofu délicieusement grillé (à droite), avec du poisson revenu à la poêle (à gauche) :
Trop bon !

Naniwa
11, rue Sainte-Anne
75001 Paris
Tel : 01-40-20-43-10
Métro Pyramides

dimanche 7 décembre 2008

Un après-midi de shopping japonais

Voilà déjà décembre ! La dernière entrée postée ici remonte déjà à un petit moment... Il faut avouer que le temps manque aux Moun, en ce moment : ils travaillent plus (mais ne gagnent pas plus...), et du coup il ne leur reste plus beaucoup d'occasion de rêver du Japon. Il y a bien sûr très souvent le dimanche matin la confection des sushis à la Maître Moun avec le poisson tout frais ramené du marché, et puis aussi le visionnage intense de Dragon Ball qui devrait transformer bientôt Maître Moun en spécialiste international de ce manga... Mais pas de quoi écrire sur le blog avec tout ça !

Enfin, hier, les Moun n'avaient, pour une fois, pas d'obligations particulières. Alors, pourquoi ne pas faire un petit tour au Japon ? Comme une après-midi, c'était un peu juste pour prendre l'avion, ils ont juste sauté dans le métro. Quelques stations plus tard, ils sont arrivés dans le 11e, près d'Oberkampf. Dans un bel appartement (rempli de monde) avait lieu un(e) expo-atelier organisé(e) par l'association Jipango, fêtant son dixième anniversaire. De beaux tissus, de jolies pochettes et lapins réalisés par la styliste Satomi, des petits bijoux en origami, de magnifiques kimonos... bref de quoi faire le plein d'idées pour les futurs cadeaux de Noël !
Mais ma maîtresse a été (très) sage et a juste craqué pour un coupon de tissu japonais. Et un de plus qui vient rejoindre la collection de tissus nippons. Mais que va bien pouvoir faire Geisha Line avec tout cela ?
(Sur la gauche, à côté des tissus, j'aperçois quelques projets de doudous... mais chut...)

Les Moun ont ensuite descendu le boulevard Richard-Lenoir jusqu'au métro Chemin-Vert. Au numéro 6 de la rue Saint-Gilles, ils sont entrés dans une petite boutique croulant sous les jolis objets japonais : Yodoya. Des jouets (masques, ballons...), des barrettes, des sacs et tabliers en beaux tissus... encore de quoi se laisser tenter !

Mais les Moun n'ont rien acheté (incroyable !) et, comme il était l'heure de goûter, ils se sont offerts un thé japonais et un gâteau au thé vert, car la jolie boutique fait aussi salon de thé.

Maître Moun a soufflé sur son thé brûlant et très amer et, devant les catalogues japonais qui traînaient sur la table, il a soupiré : "C'est quand qu'on retourne au Japon ?"
Voilà des mois que les Moun pensent à retourner au Japon. L'idée se fait de plus en plus précise, d'autant plus qu'ils savent qu'il ne faut pas tarder pour réserver les billets d'avion. Le rêve fou des Moun serait de visiter le Japon en vélo. Oui, en vélo ! Mais pour l'instant, ils n'ont pas trouvé comment arriver à se procurer des vélos sur place (curieusement, Geisha Line, qui a testé le transport des vélos avec la SNCF, n'a pas trop envie de tenter l'aventure avec Air France !). Ils n'ont pas non plus fixé d'itinéraire. Si vous avez des conseils à leur donner et si jamais vous connaissez quelqu'un qui a fait du vélo au Japon, surtout n'hésitez pas à m'écrire [paddymoun[at]gmail.com] !!


Yodoya
6-8 rue Saint-Gilles - 75003 Paris
Ouvert du mardi au samedi de 11 h à 19 h et le dimanche de 14 h à 19 h




lundi 13 octobre 2008

Un dimanche au Japon

Dimanche matin, à l'aurore (bon, OK, il était 9h30 passées !), Geisha Line a usé de ses charmes auprès de son Maître Moun de mari. Elle a pris une voix sulfureuse et lui a murmuré à l'oreille : "Dis, tu me fais des makis pour mes copines et moi ?" Le Moun a un petit peu grogné/râlé/gromelé pour la forme, mais s'est patiemment exécuté (avait-il seulement le choix diront mes lecteurs anti-féministes ?).
Quelque temps plus tard, Geisha Line, en indigne épouse, a abandonné son cher et tendre, tout seul devant un plateau-repas diététique et des dessins animés racontant des histoires de méchants guerriers. L'homme était en mauvaise posture, quand Geisha Line a claqué la porte d'entrée...

(Observez le regard fourbe et intéressé du félin).

... mais qu'importe et vive la liberté, s'est-elle dit très égoïstement ! C'est que Geisha Line avait rendez-vous avec ces (nouvelles) copines du swap japonisant Sakura Wam. Premier passage de l'autre côté de l'écran de l'ordinateur grâce à ce blog : il fallait fêter cela par un repas nippo-parisiano-lorrain digne de l'événement :
(Non, il ne s'agit pas d'un pique-nique de clodos !
Vous pouvez cliquer sur la photo et jouer à "Où est Paddy ?")


Il faisait un temps magnifique - un vrai été indien aux couleurs d'automne. Seul représentant ovin au sein d'un groupe exclusivement féminin, je me suis dit que j'allais parader au milieu de mes admiratrices. Mais lorsque Geisha Line m'a sorti de son sac, j'en ai entendu dans l'assemblée qui se sont écriées : "Mais il est tout petit Paddy !" et même une qui s'est exclamée, sans aucun tact "Mais il n'est plus tout jeune, on voit qu'il a vécu !". Hum, hum, heureusement que je ne suis pas susceptible, les filles, parce que j'aurais pu le prendre très mal, n'est-ce pas ! Heureusement, il m'a été épargné la remarque fatale qui, généralement, me laisse de glace : "Mais tu es tout sale, Paddy !".

Bref, après avoir pique-niqué, les copines de Geisha Line ont été tout d'un coup toutes excitées. C'est que, avec fébrilité, elles se sont échangées leurs réalisations swappesques !

Mimi Kaolin a offert à Geisha Line un sac à main vintage hyper mode, imaginé et fabriqué avec le tissu d'une ceinture (obi) de kimono directement importé du Japon. Geisha Line adore l'idée d'avoir un sac qui, il y a quelques années, était un morceau de vêtement porté par un Japonais vivant à des milliers de kilomètres de là. Quant à moi, j'ai trouvé l'astuce pour me glisser habilement dans le sac et en profiter pour voir le paysage tout en me laissant porter : quel style, n'est-ce pas ?
En revanche, dès que le Ninja félin a aperçu le sac, elle s'est précipitée sur la chaînette métallique et il a fallu planquer le joli cadeau !
En tous les cas, mille mercis Mimi ! Et j'attends l'autre partie du swap : j'ai hâte de connaître la petite copine que tu m'as inventée !
De son côté, Noueuse d'aiguillette a déballé les cadeaux réalisés par les mains gauches de Geisha Line. Les voici pris en photo :


La pièce maîtresse est un tablier à la japonaise qui a valu quelques heures de couture à Geisha Line et à sa Mamicha. Porté, ça donne quelque chose comme ça :

Pour les petites babioles à côté, il s'agit de :
- une pochette à trois entrées, savamment inspirée du pliage origami. Ma maîtresse a trouvé le modèle sur My little Mochi, un site anglais (ici le tuto en PDF) ;
- un petit chat en papier mâché trouvé dans une superbe boutique de la rue de Rennes ;
- quelques sachets de thé vert, à boire délicatement avec de la musique zen en fond sonore pour faire style genre "je suis au Japon" ;
- deux petits sachets de furikake "Hello Kitty". Noueuse, je n'ai pas eu le temps de t'expliquer ce que c'était : le furikake est un condiment à base de sésame, varech, poissons séchés, qu'on met sur du riz blanc pour l'assaisonner. J'espère qu'en arrivant chez toi tu n'as pas cru que c'était de la nourriture de poisson d'aquarium (ça y ressemble beaucoup, c'est vrai !) ! Les Moun adorent ça (le furikake, pas la bouffe pour poisson, einh, bien sûr !) ;
- une guirlande Grues porte-bonheur, à suspendre de préférence hors d'accès d'un chat joueur :


Mais trêve de matérialité, ce petit groupe de dames ne s'était pas rassemblé seulement pour bouffer et s'offrir des cadeaux ! Le rendez-vous était fixé aux jardins Albert Kahn, tout au bout de la ligne 10, à Boulogne-Billancourt.
A peine les portes du jardin franchies, nous nous sommes crus ailleurs. Loin, très loin de Paris : dans la forêt vosgienne où, derrière les sapins, semblaient se cacher des lutins maléfiques ; dans un jardin anglais où j'aurais bien aimé pouvoir me rouler dans la belle pelouse verte ; dans une belle roseraie où j'ai regretté que ce ne soit plus la saison des roses... Mais aussi et surtout dans un vrai jardin japonais, dans lequel les feuilles rougies des platanes formaient de magnifiques touches de couleur !


Albert Kahn était un riche banquier du début du XXe siècle. De retour d'un voyage au Japon (et à l'époque rares encore étaient ceux qui faisaient le voyage vers ce lointain pays), il eu l'idée de recréer aux portes de Paris un jardin à la japonaise. Il recruta des jardiniers japonais et, dit-on, fit ramener en kit des maisons du Japon. Aujourd'hui, à ce premier "village japonais" créé en 1898 s'ajoute un jardin japonais datant de 1990 et conçu par un paysagiste japonais. Petit pont de bois rouge, collines de mousse, point d'eau envahi par les carpes multicolores, lanternes de pierre... on se croirait vraiment au Japon, dans un jardin de Kyoto !

Comme je suis un mouton sauvage, j'aurais bien zappé les dizaines de touristes qui piétinaient autour de moi (il aurait fallu pouvoir venir en semaine plutôt qu'un dimanche après-midi !). Mais bon, ne faisons pas notre prétentieux. C'était une superbe façon de s'initier à l'art des jardins japonais.

Pour de plus belles photos, je vous invite à aller voir le site d'Avalina, notre comparse de swap !

Jardins Albert Kahn
14, rue du Port
92100 Boulogne-Billancourt
Métro Pont de Saint-Cloud
Ouverture : tous les jours sauf le lundi (fermé en hiver).