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dimanche 18 janvier 2009

K-do

En ce moment, c'est boulot, boulot, dodo, boulot, coursage de chats dans les couloirs, boulot, consommation de litres de thé vert, boulot, lecture (quand il reste du temps, c'est-à-dire 5 min avant de dormir)... et encore boulot !
Mais bon, heureusement, les amis sont sympas avec nous, les Moun, et, grâce à eux, c'est aussi : cadeaux !
Samedi dernier, nous avons reçu deux sympathiques cadeaux japonais !

Le premier est venu sonner à notre porte à 9 h 30 et s'est d'abord matérialisé sous les traits portugais de notre gardienne. Mais le cadeau, ce n'était pas notre chère Mme Dos Santos (elle s'appelle pas comme ça en vrai, mais bon, je change les noms pour préserver l'anonymat), mais c'était ce qu'elle avait dans les mains : une grande enveloppe brune avec pleins de timbres japonais dessus !
Comme à peine 1/4 de l'effectif de la maisonnée était réveillé à cette heure-là, c'est Geisha Line qui a eu la joie de décacheter toute seule l'enveloppe, et, à l'intérieur, de découvrir ceci :
Dans un joli emballage kittiesque, une jolie trousse Hello Kitty, accompagnée d'une pomme Hello Kitty aimantée et d'un Daruma... et puis surtout une belle carte signée de son expédirice : Noriko, la correspondante de Geisha Line, rencontrée à Nara en avril dernier !
Geisha Line était super touchée par cette gentille attention (car on suppose que ce n'est pas à Maître Moun que les Hello Kitty étaient destinés, einh !).
Noriko est particulièrement tombée juste en choisissant de nous envoyer un "Daruma". C'est en effet elle qui nous avait expliqué l'année dernière qui est cet étrange personnage. On le voyait partout et on ne comprenait pas pourquoi ce drôle de type n'avait pas de yeux.

En fait, il s'agit d'une figurine que l'on trouve dans les temples et qui est porteuse d'espoir. En effet, on fait un voeu et, en même temps, on peint un des yeux manquants. Lorsque le voeu s'est réalisé, on peint alors le deuxième oeil (le droit), en signe de remerciement.
Les Moun n'ont pas encore fait de voeu... mais ça ne saurait tarder !

Le deuxième cadeau, reçu samedi soir, venait de bien moins loin : de Paris, tout simplement ! Le voici, directement sorti de la pâtisserie japonaise Aoki :
Qu'est-ce que c'est ???? Non, ce n'est pas une palette de peinture et non, Maître Moun ne s'est pas soudainement découvert un génie d'artiste spécialiste es couleurs !
Il s'agit en fait de chocolats absolument DE-LI-CIEUX ! Ils sont parfumés à des arômes improbables comme le wasabi, le sésame ou le thé vert. Ça fond sous la langue et c'est d'une grande beauté. Presque si beau qu'on ose à peine y goûter, c'est dire !

Bref, un grand merci, chers amis !

  • Pâtisserie Aoki
    A Paris : 3 lieux de vente - rue de Vaugirard, Port Royal, Lafayette Gourmet.

mardi 23 septembre 2008

Les antiques pendouilles

Pour son anniversaire, Maître Moun a été bien gâté par son beau-papa et sa belle-maman, grands amateurs d'antiquités, puisqu'il a eu en cadeau ceci :

Qu'est-ce que c'est ? Tiens, j'aimerais bien vous faire deviner, aimables lecteurs. Mais ce blog est un site sérieux et on ne va pas perdre de temps en futilités ludiques. Certes, on y trouve des chats volants et des moutons qui se piquent la patte, mais bon, ce ne sont que des moments d'égarements qui ne se reproduiront pas (si, si !)...

Bref, l'objet ci-dessus vient du Japon et ce nomme "inrô". Il s'agit d'une petite boite de forme ovoïde ou cylindrique, qui s'ouvre aisément pour laisser apparaître plusieurs compartiments imbriqués les uns dans les autres. Cet objet typique japonais est apparu au XVIe siècle. Il était porté par les samouraï qui les suspendaient à leur ceinture. En effet, les kimonos n'ayant pas de poche, il y a toujours eu dans les habits traditionnels japonais des "sagemono", c'est-à-dire littéralement des objets pendants suspendus à la ceinture (au obi).
A l'origine, l'inrô était une boîte ("in") à cachet (""). Il faut en effet savoir qu'au Japon il n'est pas d'usage de signer les documents officiels comme chez nous : on y appose plutôt son sceau, c'est-à-dire qu'on tamponne l'inscription de son nom avec un petit cachet que l'on s'est fait graver personnellement. La couleur de l'encre est rouge vermillon. Bref, il y a plusieurs siècles les hommes mettaient leur cachet dans leur "inrô". Mais au fil du temps, cette jolie boîte, généralement fabriquée en bois, mais parfois aussi en cuir, en ivoire ou en céramique, a servi à transporter des herbes médicinales. En d'autres termes, l'inrô est devenu une boite à pilules, portée sur le kimono grâce à l'accroche d'une corde de soie.


Je ne sais pas de quand date cet inrô-là. Milieu ou fin du XIXe siècle ? Il semble qu'après 1850, les inrô se sont faits de plus en plus rares, étant donné que les hommes d'affaires se sont mis à porter des costumes occidentaux avec des poches, ce qui rendaient caducs le port des sagemonos. Bien qu'un peu effacé, on peut voir sur la face de la boite laquée le dessin d'un paysage d'inspiration japonaise - une montagne et des arbres. C'est un magnifique objet qui a plaît beaucoup aux Moun.

Il reste maintenant à faire le tour des antiquaires pour trouver l'accessoire qui va avec le inrô : le netsuké. Il s'agit d'un joli objet sculpté placé au-dessus de l'obi qui sert à maintenir le sagemono, un peu comme le ferait un taquet. Il peut représenter un petit animal, un personnage de la vie courante ou même un être mythologique comme le kappa. Évidemment, à l'époque, ces objets accrochés à la taille n'étaient pas seulement utilitaires. C'était aussi des marques de fortune et d'appartenance sociale. Peut-être bien un petit peu comme les téléphones portables d'aujourd'hui, non ?

En tout cas, Maître Moun, non, tu n'es pas autorisé à mettre des tic-tac dans ton nouvel inrô ! Ni non plus à te prendre pour un samouraï et à sortir prétentieusement ton inrô !