mardi 16 décembre 2008
Comment on dit "lapin" en japonais ?
lundi 13 octobre 2008
Un dimanche au Japon
Quelque temps plus tard, Geisha Line, en indigne épouse, a abandonné son cher et tendre, tout seul devant un plateau-repas diététique et des dessins animés racontant des histoires de méchants guerriers. L'homme était en mauvaise posture, quand Geisha Line a claqué la porte d'entrée...
(Observez le regard fourbe et intéressé du félin).
Vous pouvez cliquer sur la photo et jouer à "Où est Paddy ?")
Mimi Kaolin a offert à Geisha Line un sac à main vintage hyper mode, imaginé et fabriqué avec le tissu d'une ceinture (obi) de kimono directement importé du Japon. Geisha Line adore l'idée d'avoir un sac qui, il y a quelques années, était un morceau de vêtement porté par un Japonais vivant à des milliers de kilomètres de là. Quant à moi, j'ai trouvé l'astuce pour me glisser habilement dans le sac et en profiter pour voir le paysage tout en me laissant porter : quel style, n'est-ce pas ?
La pièce maîtresse est un tablier à la japonaise qui a valu quelques heures de couture à Geisha Line et à sa Mamicha. Porté, ça donne quelque chose comme ça :
Pour les petites babioles à côté, il s'agit de :
- une pochette à trois entrées, savamment inspirée du pliage origami. Ma maîtresse a trouvé le modèle sur My little Mochi, un site anglais (ici le tuto en PDF) ;
- un petit chat en papier mâché trouvé dans une superbe boutique de la rue de Rennes ;
- quelques sachets de thé vert, à boire délicatement avec de la musique zen en fond sonore pour faire style genre "je suis au Japon" ;
- deux petits sachets de furikake "Hello Kitty". Noueuse, je n'ai pas eu le temps de t'expliquer ce que c'était : le furikake est un condiment à base de sésame, varech, poissons séchés, qu'on met sur du riz blanc pour l'assaisonner. J'espère qu'en arrivant chez toi tu n'as pas cru que c'était de la nourriture de poisson d'aquarium (ça y ressemble beaucoup, c'est vrai !) ! Les Moun adorent ça (le furikake, pas la bouffe pour poisson, einh, bien sûr !) ;
- une guirlande Grues porte-bonheur, à suspendre de préférence hors d'accès d'un chat joueur :
Mais trêve de matérialité, ce petit groupe de dames ne s'était pas rassemblé seulement pour bouffer et s'offrir des cadeaux ! Le rendez-vous était fixé aux jardins Albert Kahn, tout au bout de la ligne 10, à Boulogne-Billancourt.
A peine les portes du jardin franchies, nous nous sommes crus ailleurs. Loin, très loin de Paris : dans la forêt vosgienne où, derrière les sapins, semblaient se cacher des lutins maléfiques ; dans un jardin anglais où j'aurais bien aimé pouvoir me rouler dans la belle pelouse verte ; dans une belle roseraie où j'ai regretté que ce ne soit plus la saison des roses... Mais aussi et surtout dans un vrai jardin japonais, dans lequel les feuilles rougies des platanes formaient de magnifiques touches de couleur !
Albert Kahn était un riche banquier du début du XXe siècle. De retour d'un voyage au Japon (et à l'époque rares encore étaient ceux qui faisaient le voyage vers ce lointain pays), il eu l'idée de recréer aux portes de Paris un jardin à la japonaise. Il recruta des jardiniers japonais et, dit-on, fit ramener en kit des maisons du Japon. Aujourd'hui, à ce premier "village japonais" créé en 1898 s'ajoute un jardin japonais datant de 1990 et conçu par un paysagiste japonais. Petit pont de bois rouge, collines de mousse, point d'eau envahi par les carpes multicolores, lanternes de pierre... on se croirait vraiment au Japon, dans un jardin de Kyoto !
Comme je suis un mouton sauvage, j'aurais bien zappé les dizaines de touristes qui piétinaient autour de moi (il aurait fallu pouvoir venir en semaine plutôt qu'un dimanche après-midi !). Mais bon, ne faisons pas notre prétentieux. C'était une superbe façon de s'initier à l'art des jardins japonais.
Pour de plus belles photos, je vous invite à aller voir le site d'Avalina, notre comparse de swap !
- Pour en savoir plus sur la composition des jardins japonais : voir ce site très complet ou cette page de Wikipédia très détaillée !
Jardins Albert Kahn
14, rue du Port
92100 Boulogne-Billancourt
Métro Pont de Saint-Cloud
Ouverture : tous les jours sauf le lundi (fermé en hiver).
lundi 22 septembre 2008
Les Paddy's Arward
Pire encore, quand j'ai vu qui a voulu se mettre au commande devant la machine, j'ai tremblé de tout mon corps. Regardez donc la chose édentée qui se trouve en bas, sur la chaise !
Bref, après avoir appris les bases, Geisha Line s'est tout de suite lancé dans la réalisation d'un premier essai. Comme la maxime fétiche de Geisha Line, c'est "Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué", elle a choisi d'emblée un truc pas si facile à faire : un sac en toile réversible, avec pour seul modèle l'idée qu'elle avait en tête.
Quelques heures plus tard, cela a donné ceci :
Ci-dessus le recto, et ci-dessous le verso :
Geisha Line a donc exploité les chutes de tissu et s'est inspirée du modèle de la "trousse ultra simple" qui tourne en ce moment sur le net pour fabriquer ceci :

J'ai d'emblée décidé que ce ne serait point une trousse pour mettre des crayons, mais un sac de couchage pour mouton en peluche :
A gauche, il s'agit du modèle de "sotonaka", assorti dans les mêmes coordonnés. Le porte-portable devrait toutefois se transformer en porte-i-pod, parce que la pochette est légèrement plus étroite que prévue.
Bref, ne trouvez-vous pas que ce premier prix est bien mérité ?
Dans un genre tout à fait différent, je décerne maintenant le prix du Mouton d'Argent à Mina, alias le Chat Volant. Tous les soirs, mes maîtres entraînent leur chat au championnat du monde de saut en hauteur. Au prix d'un entraînement intensif (dont les voisins se souviennent je suppose), Mina a réussi cet exploit hautement impressionnant : voler sans filet ni aide extérieure à plus d'un mètre du sol. Ce n'est pas la première fois, mais ce qui est exceptionnel c'est qu'un cliché a pu être pris :
Je vous jure que cette photo a été réalisée SANS AUCUN TRUCAGE ! Sur la demande de Maître Moun, nous avons seulement flouté tout ce qui entoure le chat (Maître Moun préfère préserver son anonymat). Un petit zoom pour que vous puissiez visualiser mieux le phénomène de lévitation féline :
Newton n'a qu'à aller se rhabiller avec sa loi sur la gravitation universelle : les corps lancés dans le vide ne retombent pas nécessairement !
Enfin, soyons complètement narcissique et prétentieux pour le troisième prix. J'accorde le Mouton de Bronze à... mon blog ! Comment ça, j'exagère ? Je ne fais pourtant qu'interpréter la déclaration d'amour gentiment faite par Olala :
Au fait, si vous aimez manger comme moi, allez faire un tour sur son blog qui est rempli de recettes gourmandes bien alléchantes !
La règle voudrait que je décerne ce prix à mon tour à 7 autres personnes. Mais bon, j'ai toujours eu tendance à casser les chaînes, ne m'en voulez pas... Mais je voulais quand même en profiter pour mettre en lien une de mes lectrices du Japon, Baiya, qui donne pleins d'infos et d'anecdotes sur Nagoya en français. Coucou Baiya, merci de m'avoir "linké" !
lundi 8 septembre 2008
Dehors c'est dedans, dedans c'est dehors
Autre conséquence purement pratique, là aussi, c'est le manque d'isolation des maisons traditionnelles. Une simple cloison de papier pour fenêtre, cela ne protège pas du froid comme nos bons double-vitrages. Ils devaient se les cailler un peu, les samouraï, dans leurs maisons, il y a quelques siècles !
(accessible aux doux doigts de Geisha Line, mais sans avoir à sortir le chat à clochette)
lundi 1 septembre 2008
Deux mains gauches (hélas)
Ce qui a plu tout particulièrement à Geisha Line, ce sont les échanges créés entre ces travaux de fils et d'aiguille et leurs prolongements dans le concept de swap.
Qu'est-ce qu'un swap, me dites-vous, vous, brillants anglicisistes qui savez bien que "to swap" veut dire "échanger" ? Il s'agit d'un échange entre deux blogueuses qui, au départ, ne se connaissent pas et sont mises en relation via une organisatrice de swap qui a fixé des règles précises et surtout un thème, autour duquel des "swapeuses" pourront crééer des objets, puis se les envoyer l'une à l'autre. Bon, là, je n'explique pas très bien les choses : pour un mode d'emploi plus complet, voir ce site qui récapitule les swaps en cours.
Bref, Geisha Line s'est mise en tête de devenir elle aussi une "swapeuse" et de fabriquer de petites choses à une "swapée" tirée au sort. Elle a toujours adoré recevoir des surprises. Il y a justement en ce moment sur le net un grand swap organisé autour du Japon : Sakura Wam. A lire le pitch (comme on dit maintenant), on comprend que Geisha Line s'est sentie interpelée :
tarées d’imprimés du soleil Levant,
barrées de calligraphie
timbrées d’estampes sur papier washi
brodeuses d’haïkus ou de shashiko
modeleuses de raku
Fanas de mode tokyoïte, de geishas en furisode de sumotori en yukata indigo, de kokeshi et de manga, d’origami, de wasabi, de feng shui , de tatami, d’ikebana, de jardins secs et de et de ginkos millénaires, d’encens glycine ou de thé vert…
Vous en avez rêvé… ce swap est fait pour vous !
Moi qui maintenant connais la signification de (presque) tous ces mots japonais, je me dis que ça doit être super !
Sauf que...
Sauf que Geisha Line dans un swap créatif, c'est un peu comme un éléphant chez un marchand de porcelaine : une catastrophe ! Car Geisha Line a un secret : elle a deux mains gauches. Dans sa prime enfance, elle adorait bricoler et fabriquer des poupées en chiffon, décorer des boites de camembert avec des pâtes, récupérer de la laine à sa Mamicha pour faire des pompons, et j'en passe. Mais un jour, elle a grandi et elle s'est rendue compte du résultat de ses créations et de cette triste vérité : ses doigts ne lui obéissaient pas vraiment et avaient tendance à faire des pâtés au lieu de belles formes de couleurs. Et comme Geisha Line est un peu (beaucoup) perfectionniste, elle n'a pas aimé ses piètres créations et a fini par dire que le bricolage et la couture, ce n'était pas pour elle.
Jusqu'à aujourd'hui !
Car Geisha Line est officiellement inscrite au Sakura Wam et va donc devoir inventer une création pour une bloggeuse (qui ne sait pas ce qui l'attend). Muses des aiguilles et des épingles, venez de toute urgence vous pencher sur Geisha Line afin que sa swapée ne soit pas effrayée (et dépitée) quand elle recevra le résultat créatif de ma maîtresse ! Vite, ça urge !!!
Quant à vous, chères lectrices qui, peut-être, vous êtes égarées sur ce blog en tapant des mots comme "kimono", "yukata" ou "Furoshiki", pourquoi ne pas vous inscrire, puisqu'il est encore temps ? Plus il y aura d'inscrites, plus les (mal)chances statistiques qu'une malheureuse bloggeuse tombe sur Geisha Line et ses deux mains gauches comme compagnes de swap seront diminuées ! (Si, si, c'est mathématiques !)

PPS : Y a-t-il de la place sur Internet pour les moutons swapeurs et créatifs ? L'ovinitude sait inspirer les troupes en tout cas... Dommage qu'il soit trop tard pour participer au super concours des Moutons de Kallou !