Enfin, hier, les Moun n'avaient, pour une fois, pas d'obligations particulières. Alors, pourquoi ne pas faire un petit tour au Japon ? Comme une après-midi, c'était un peu juste pour prendre l'avion, ils ont juste sauté dans le métro. Quelques stations plus tard, ils sont arrivés dans le 11e, près d'Oberkampf. Dans un bel appartement (rempli de monde) avait lieu un(e) expo-atelier organisé(e) par l'association Jipango, fêtant son dixième anniversaire. De beaux tissus, de jolies pochettes et lapins réalisés par la styliste Satomi, des petits bijoux en origami, de magnifiques kimonos... bref de quoi faire le plein d'idées pour les futurs cadeaux de Noël !
Mais ma maîtresse a été (très) sage et a juste craqué pour un coupon de tissu japonais. Et un de plus qui vient rejoindre la collection de tissus nippons. Mais que va bien pouvoir faire Geisha Line avec tout cela ?
Les Moun ont ensuite descendu le boulevard Richard-Lenoir jusqu'au métro Chemin-Vert. Au numéro 6 de la rue Saint-Gilles, ils sont entrés dans une petite boutique croulant sous les jolis objets japonais : Yodoya. Des jouets (masques, ballons...), des barrettes, des sacs et tabliers en beaux tissus... encore de quoi se laisser tenter !
Mais les Moun n'ont rien acheté (incroyable !) et, comme il était l'heure de goûter, ils se sont offerts un thé japonais et un gâteau au thé vert, car la jolie boutique fait aussi salon de thé.
Maître Moun a soufflé sur son thé brûlant et très amer et, devant les catalogues japonais qui traînaient sur la table, il a soupiré : "C'est quand qu'on retourne au Japon ?"
Voilà des mois que les Moun pensent à retourner au Japon. L'idée se fait de plus en plus précise, d'autant plus qu'ils savent qu'il ne faut pas tarder pour réserver les billets d'avion. Le rêve fou des Moun serait de visiter le Japon en vélo. Oui, en vélo ! Mais pour l'instant, ils n'ont pas trouvé comment arriver à se procurer des vélos sur place (curieusement, Geisha Line, qui a testé le transport des vélos avec la SNCF, n'a pas trop envie de tenter l'aventure avec Air France !). Ils n'ont pas non plus fixé d'itinéraire. Si vous avez des conseils à leur donner et si jamais vous connaissez quelqu'un qui a fait du vélo au Japon, surtout n'hésitez pas à m'écrire [paddymoun[at]gmail.com] !!
Yodoya
6-8 rue Saint-Gilles - 75003 Paris
Ouvert du mardi au samedi de 11 h à 19 h et le dimanche de 14 h à 19 h
Le manga paraît ainsi plus facilement abordable, d'autant plus que la richesse (quasi encyclopédique parfois !) du scénario est mise en valeur par le dessin précis et la construction presque cinématographique de Taniguchi. On assiste à la genèse d'une œuvre qui, bien que son auteur l'ignore encore, deviendra LE classique de la littérature japonaise, connu et étudié par tous les petits Japonais à l'école.
Il s'agit d'un roman à la première personne, raconté par le héros que sa nourrice appelle "Botchan", ce qui signifie jeune maître. Botchan se qualifie lui-même d'impulsif et bagarreur. La vérité, c'est qu'il se révèle souvent naïf et irréfléchi. Orphelin dès l'adolescence, il achève des études qui le mènent - sans qu'il l'ait vraiment choisi - vers la carrière de professeur de sciences physiques. Nommé loin de son Tokyo natal, dans une petite bourgade de l'île de Shikoku, il est projeté dans un univers qu'il juge immédiatement hostile et dans lequel il n'arrive pas à s'intégrer. Ses élèves se moquent de lui et lui jouent de vilains tours qui feraient cauchemarder tout stagiaire d'IUFM. Mais Botchan ne trouve pas plus d'affinité auprès de ses collègues qu'il baptise de surnoms ridicules et dont il découvre progressivement les manoeuvres intrigantes et hypocrites. Roman initiatique, Botchan est le récit désabusé d'un échec. Soseki a certainement été inspiré par sa propre expérience de jeune enseignant à Matsuyama, ville thermale perdue dans la campagne.